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L'impact de la crise des subprime pour les PME
Auteur : Marc-Etienne SEBIRE
Du : 20/01/2008
Comment les difficultés de remboursement de leurs crédits immobiliers par des particuliers américains peuvent affecter les entreprises de la Vieille Europe ? Cela nécessite peut-être quelques explications.
Aux Etats-Unis, depuis les années 2000, dans un contexte de taux d’intérêt très bas et de prix de l’immobilier en hausse, les banques ont assoupli les conditions d’octroi de leurs prêts immobiliers :
- les taux d’intérêts étant bas, les intérêts à payer sont faibles (et sont donc supportables par un plus grand nombre),
- le prix de l’immobilier étant en hausse, la garantie dont bénéficie la banque est de très bonne qualité (ces crédits étant garantis par une hypothèque sur le bien immobilier acquis, en cas de défaut de paiement, la banque saisira l’immeuble et pourra facilement se faire rembourser sur le prix de vente, dans la mesure où les prix auront augmenté).
Ce contexte favorable a incité les banques américaines à prendre plus de risques. A côté des financements accordés aux emprunteurs disposant d’une confortable capacité de remboursement (”prime lending”), les banques ont prêté à des emprunteurs peu solvables (”subprime”), alléchées par les rendements plus importants offerts par ces crédits immobiliers à risque.
Oui, mais voilà, lorsque les taux d’intérêts remontent, que le marché immobilier ralenti et que le prix de l’immobilier baisse :
- les défaillances des emprunteurs “subprime” augmentent (le recours à l’endettement à taux variable étant très développé aux Etats-Unis, si les taux montent, les échéances montent également… ainsi que les défaillances),
- le prix de vente du bien immobilier, qui a baissé, ne permet plus de rembourser systématiquement la totalité de l’emprunt.
La propagation au Vieux Continent, et au reste du Monde, de ces difficultés propres au marché immobilier américain est la conséquence de l’important refinancement, dans le cadre de titrisations, de ces prêts immobiliers auprès d’investisseurs situés en dehors des Etats-Unis tels que des banques, des compagnies d’assurance ou des hedge funds spécialisés dans les actifs risqués. Les défauts de paiement sur les prêts subprime américains ont donc également affecté leurs dérivés et ceux qui, notamment en Europe, avaient été alléchés par les hauts rendements de ces titrisations.
Même si une partie de la panique actuelle sur les marchés financiers tient au manque d’information sur l’exposition réelle de tel ou tel acteur et que les banques centrales indiquent pour l’instant écarter tout risque systémique, ces dernières n’en ont pas moins décidé d’intervenir fortement pour redonner un peu de liquidité au marché.
Quel impact pour les PME françaises me direz-vous ? Pas d’impact direct certes, mais si les conditions d’octroi des crédits venaient à se durcir, si certaines banques européennes venaient à subir des pertes importantes et si la Banque centrale européenne entend continuer d’augmenter ses taux directeurs, la capacité d’endettement des PME françaises et, plus largement, la croissance pourraient être durement affectées.
Zalis peut mobiliser rapidement de larges équipes pluridisciplinaires pour soutenir des actions dans les sociétés en crise. Nos équipes mettent en place des solutions opérationnelles dans des contextes de croissance organique ou par acquisition ou dans des contextes de sauvetage. Le succès des opérations de restructuration ou de retournement est garanti par le niveau de professionnalisme de nos équipes.
Aux Etats-Unis, depuis les années 2000, dans un contexte de taux d’intérêt très bas et de prix de l’immobilier en hausse, les banques ont assoupli les conditions d’octroi de leurs prêts immobiliers :
- les taux d’intérêts étant bas, les intérêts à payer sont faibles (et sont donc supportables par un plus grand nombre),
- le prix de l’immobilier étant en hausse, la garantie dont bénéficie la banque est de très bonne qualité (ces crédits étant garantis par une hypothèque sur le bien immobilier acquis, en cas de défaut de paiement, la banque saisira l’immeuble et pourra facilement se faire rembourser sur le prix de vente, dans la mesure où les prix auront augmenté).
Ce contexte favorable a incité les banques américaines à prendre plus de risques. A côté des financements accordés aux emprunteurs disposant d’une confortable capacité de remboursement (”prime lending”), les banques ont prêté à des emprunteurs peu solvables (”subprime”), alléchées par les rendements plus importants offerts par ces crédits immobiliers à risque.
Oui, mais voilà, lorsque les taux d’intérêts remontent, que le marché immobilier ralenti et que le prix de l’immobilier baisse :
- les défaillances des emprunteurs “subprime” augmentent (le recours à l’endettement à taux variable étant très développé aux Etats-Unis, si les taux montent, les échéances montent également… ainsi que les défaillances),
- le prix de vente du bien immobilier, qui a baissé, ne permet plus de rembourser systématiquement la totalité de l’emprunt.
La propagation au Vieux Continent, et au reste du Monde, de ces difficultés propres au marché immobilier américain est la conséquence de l’important refinancement, dans le cadre de titrisations, de ces prêts immobiliers auprès d’investisseurs situés en dehors des Etats-Unis tels que des banques, des compagnies d’assurance ou des hedge funds spécialisés dans les actifs risqués. Les défauts de paiement sur les prêts subprime américains ont donc également affecté leurs dérivés et ceux qui, notamment en Europe, avaient été alléchés par les hauts rendements de ces titrisations.
Même si une partie de la panique actuelle sur les marchés financiers tient au manque d’information sur l’exposition réelle de tel ou tel acteur et que les banques centrales indiquent pour l’instant écarter tout risque systémique, ces dernières n’en ont pas moins décidé d’intervenir fortement pour redonner un peu de liquidité au marché.
Quel impact pour les PME françaises me direz-vous ? Pas d’impact direct certes, mais si les conditions d’octroi des crédits venaient à se durcir, si certaines banques européennes venaient à subir des pertes importantes et si la Banque centrale européenne entend continuer d’augmenter ses taux directeurs, la capacité d’endettement des PME françaises et, plus largement, la croissance pourraient être durement affectées.
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