Télécommunications
Ne m'appelez plus British Telecom
Du : 21/01/2008
Avec les dernières acquisitions de Net2S et la division infrastructure de C.S en France, et Frontline en Asie, BT en est à sa 27ème fusion-acquisition réalisée à ce jour » lance François Barrault, Président de BT Global Services, en visite à Paris.
A travers ces séries de rachats (Infonet, Albacom, Radianz, TNS, Cara…), l’opérateur historique Britannique a en quelques années totalement changé de visage. « Ne nous appelez plus jamais British Telecom » pourrait-il dire. « BT » est en effet devenu un opérateur global de services, ayant comme ambition de répondre aux besoins de plus en plus complexes de ses clients grands-comptes. « Notre Core Business de métier est d’opérer le non-Core Business de nos clients » renchérit François Barrault. Et ce « Non Core » Business pour un Crédit Suisse, c’est par exemple de partager et de distribuer l’information, et pour un Reuters c’est de distribuer le contenu.
Peu à peu, par cette croissance externe, BT acquiert des briques de compétences qui le font monter en services à valeur ajoutée et qui lui permettent d’adresser de nouveaux marchés.
L’objectif n’est pas forcément d’avaler un gros acteur international mais de procéder à des acquisitions ciblées. « De smart M&A » comme le rappelle François Barrault.
La France se présente ainsi comme le laboratoire de la stratégie internationale de BT, l’exemple de ce que veut réaliser l’opérateur dans tous les pays où il est présent.
Net2S (410 personnes avec Predixio et CyberNetworks, 54,2 Meuros de CA) apporte ainsi son expertise dans le conseil, la Business Intelligence ou les services managés et sécurisés. La division infrastructure de C.S. (1400 personnes, 137,7 Meuros) amène des compétences dans la gestion du Lan, l’outsourcing et l’insourcing, l’hébergement…. Inévitablement, ce repositionnement de l’opérateur est synonyme de nouveaux services managés pour les clients, en CRM, en hébergement, en services IP…
Le groupe migre ainsi d’un opérateur d’infrastructures à un fournisseur d’outsourcing et de services à haute valeur ajoutée. Les concurrents ne sont dorénavant plus les opérateurs mais les sociétés de services.
« Notre objectif est de passer devant IBM Global Services et de se placer à la seconde place, juste derrière Orange Business Services (OBS), sur le marché de l’infogérance des services techniques en France » illustre Olivier Huart, Président de BT en France. Il ajoute «un OBS est fort dans l’infrastructure, un Atos est actif dans les services et l’hébergement. BT a lui tous les ingrédients qui nous positionnent comme acteur global de services pour les entreprises ». Le groupe (950 personnes en France, 257 Meuros, avant acquisitions et 2500 personnes après les rachats) voit aussi sa présence renforcée dans les secteurs de la banque/assurance ou le secteur public, grâce à un mix produits et services plus équilibré.
Si jusqu’à présent BT réalisait la majeure partie de ses revenus comme opérateur Télécoms pur, cette activité devrait sous peu être largement minoritaire. L’opérateur ne renie pas ses origines mais réalise le rêve de tous les opérateurs : vendre autre chose que du tuyau et monter en services à haute valeur ajoutée. Beaucoup en rêve…
A travers ces séries de rachats (Infonet, Albacom, Radianz, TNS, Cara…), l’opérateur historique Britannique a en quelques années totalement changé de visage. « Ne nous appelez plus jamais British Telecom » pourrait-il dire. « BT » est en effet devenu un opérateur global de services, ayant comme ambition de répondre aux besoins de plus en plus complexes de ses clients grands-comptes. « Notre Core Business de métier est d’opérer le non-Core Business de nos clients » renchérit François Barrault. Et ce « Non Core » Business pour un Crédit Suisse, c’est par exemple de partager et de distribuer l’information, et pour un Reuters c’est de distribuer le contenu.
Peu à peu, par cette croissance externe, BT acquiert des briques de compétences qui le font monter en services à valeur ajoutée et qui lui permettent d’adresser de nouveaux marchés.
L’objectif n’est pas forcément d’avaler un gros acteur international mais de procéder à des acquisitions ciblées. « De smart M&A » comme le rappelle François Barrault.
La France se présente ainsi comme le laboratoire de la stratégie internationale de BT, l’exemple de ce que veut réaliser l’opérateur dans tous les pays où il est présent.
Net2S (410 personnes avec Predixio et CyberNetworks, 54,2 Meuros de CA) apporte ainsi son expertise dans le conseil, la Business Intelligence ou les services managés et sécurisés. La division infrastructure de C.S. (1400 personnes, 137,7 Meuros) amène des compétences dans la gestion du Lan, l’outsourcing et l’insourcing, l’hébergement…. Inévitablement, ce repositionnement de l’opérateur est synonyme de nouveaux services managés pour les clients, en CRM, en hébergement, en services IP…
Le groupe migre ainsi d’un opérateur d’infrastructures à un fournisseur d’outsourcing et de services à haute valeur ajoutée. Les concurrents ne sont dorénavant plus les opérateurs mais les sociétés de services.
« Notre objectif est de passer devant IBM Global Services et de se placer à la seconde place, juste derrière Orange Business Services (OBS), sur le marché de l’infogérance des services techniques en France » illustre Olivier Huart, Président de BT en France. Il ajoute «un OBS est fort dans l’infrastructure, un Atos est actif dans les services et l’hébergement. BT a lui tous les ingrédients qui nous positionnent comme acteur global de services pour les entreprises ». Le groupe (950 personnes en France, 257 Meuros, avant acquisitions et 2500 personnes après les rachats) voit aussi sa présence renforcée dans les secteurs de la banque/assurance ou le secteur public, grâce à un mix produits et services plus équilibré.
Si jusqu’à présent BT réalisait la majeure partie de ses revenus comme opérateur Télécoms pur, cette activité devrait sous peu être largement minoritaire. L’opérateur ne renie pas ses origines mais réalise le rêve de tous les opérateurs : vendre autre chose que du tuyau et monter en services à haute valeur ajoutée. Beaucoup en rêve…
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