M&A | Fusions acquisitions
Microsoft contre Google
Du : 11/02/2008
Microsoft contre google
Microsoft a-t-il enfin trouvé le moyen de faire vaciller l’invincible google et par là même de se créer un futur grâce à l’Internet ? Le 1er février, le groupe fondé par Bill Gates a proposé aux actionnaires de Yahoo!, le portail Internet, de racheter leurs actions au prix de 31 dollars. Steve Ballmer, le président du géant informatique américain, leur offre une prime de 62 % par rapport au dernier cours coté. Sitôt cette offre connue, le cours de Yahoo! a bondi de 44 % sur le Nasdaq. La Bourse de New York, en proie à la crise des subprimes et à la crainte d’une récession depuis des semaines, en a même retrouvé quelques couleurs.
Cette prime de 62 % peut sembler importante mais l’action du portail Internet valait 31 dollars il y a trois mois et 44 dollars il y a deux ans… De quoi faire réfléchir les actionnaires ! Cette offre non sollicitée, c’est ainsi que Yahoo! la qualifie, valorise la société à près de 45 milliards de dollars, 30 milliards d’euros. Jamais dans le secteur des hautes technologies, il n’y avait eu une opération aussi significative. C’est aussi la première fois que Microsoft se lance dans une opération d’une telle ampleur ; dans le passé, la société a toujours préféré la croissance interne.
Si imposante soit-elle, l’offensive de Microsoft n’étonne personne. Dans la lettre envoyée aux membres du conseil d’administration de Yahoo!, Steve Ballmer évoque les multiples discussions entre les deux sociétés.
Elles ont débuté en 2006. « Nous avons exploré de nombreuses pistes, d’un simple partenariat commercial à une fusion, rappelle Steve Ballmer. Nous voulions à la fois apporter plus d’efficacité à nos clients et plus de valeur à nos actionnaires. » En février 2007, Jerry Yang, le patron de Yahoo!, met pourtant fin aux négociations : « Compte tenu de l’appréciation probable de notre société relative à notre changement de stratégie et à notre réorganisation, un rapprochement n’est pas d’actualité. »
Tiendrait-il aujourd’hui le même discours, après avoir annoncé au début du mois de février un nouveau recul du bénéfice annuel de son groupe et la suppression de 7 % des effectifs ?
Un an après s’être vu fermer la porte au nez, Steve Ballmer part de nouveau à l’assaut du portail Internet. Cette fois, les actionnaires de Yahoo! ont perdu un tiers de leur investissement en un an. Ils pourraient bien désormais céder aux sirènes de Microsoft.
Même s’il gagne encore beaucoup d’argent, et c’est bien là le paradoxe, le géant informatique de Seattle, Microsoft, sait bien qu’il est arrivé au bout de son modèle économique. Pour poursuivre sa croissance, il a besoin de trouver un nouveau souffle. Son salut passe aujourd’hui par Internet, d’où l’offre faite aux actionnaires de Yahoo!.
Le premier éditeur mondial de logiciels – son système d’exploitation Windows équipe 95 % des ordinateurs dans le monde – a longtemps cru qu’il pourrait faire fi de l’évolution que connaît l’industrie informatique professionnelle. Terminés les cédéroms, vive Internet, car les entreprises ne veulent plus acheter de logiciels mais seulement les briques de programmes qui leur sont utiles. C’est ce que les professionnels du secteur appellent le modèle SaaS (Software as a Service). Demain, la plupart des applications devraient être disponibles sur Internet et accessibles depuis n’importe quel type de machines (ordinateur, téléphone mobile, etc.).
Le marché de la publicité en ligne doublera de taille d’ici quatre ans
Plusieurs éléments expliquent ce changement de comportement. Il y a la baisse du prix des composants et donc des ordinateurs, la diminution du prix des logiciels : dans le modèle SaaS, les frais d’infrastructures sont mutualisés entre les différentes entreprises clientes. Enfin, derniers éléments qui favorisent le développement des applications en ligne, l’explosion des réseaux Internet à haut débit (ADSL, câble, etc.) et la commercialisation de nouveaux appareils qui permettent de se connecter partout à Internet. « Tous les ingrédients sont réunis pour une bascule majeure de l’industrie vers les fournisseurs de services informatiques en ligne, mais ce mouvement ne se fera pas du jour au lendemain », estime Benoît Flamant, directeur général d’IT Asset Management. « Les investisseurs ne s’y trompent pas : les sociétés qui proposent ce type d’applications, encore appelées SaaS, sont les plus dynamiques et les plus recherchées sur le Nasdaq », constate Dominique Monet, directrice générale de 1024 Degrés.
De nombreux éditeurs de logiciels, et pas des moindres, puisqu’on y retrouve Adobe et google, se sont lancés sur ce marché prometteur.
Le moteur de recherche google offre aujourd’hui aux internautes une vingtaine de services dont de la messagerie, de l’espace de stockage, des logiciels de retouche photographique, des agendas, etc. Le danger pour Microsoft, c’est que google commence à s’attaquer au marché des applications d’entreprise avec sa toute-puissance sur Internet. Or c’est principalement sur ce marché que le groupe informatique fondé par Bill Gates gagne encore beaucoup d’argent.
D’où l’intérêt exprimé par Steve Ballmer pour un rapprochement avec Yahoo! : Microsoft pourrait ainsi acquérir cette culture Internet qui lui manque tant, et, par là même, empêcher google de lui siphonner tout ou partie de l’activité des applications d’entreprises.
À très court terme, l’acquisition du portail Internet Yahoo! permettrait surtout à Microsoft de se faire une place sur le marché de la publicité en ligne. « Il progresse aujourd’hui à toute vitesse, explique Steve Ballmer. Sa taille doublera d’ici à quatre ans et atteindra 80 milliards de dollars en 2010. »
Face à la puissance du média Internet, au nombre grandissant d’internautes et à l’implication croissante du Web dans la vie quotidienne des consommateurs, les annonceurs augmentent chaque année leurs investissements en marketing digital et en publicité en ligne. Avec deux objectifs prioritaires : augmenter le trafic sur leur site et transformer une visite en acte d’achat.
Déjà, en combinant les deux entreprises, l’audience totale mondiale des internautes dépassera un milliard de visiteurs uniques contre 600 millions pour google, avec une très forte présence aux États-Unis, le premier marché publicitaire mondial.
google draine quatre dollars sur dix investis par les annonceurs sur Internet
Les dispositifs pour augmenter le trafic sur Internet sont aujourd’hui nombreux : certains, comme les bannières, reproduisent ce qui se passe dans le monde réel, c’est l’équivalent des affiches. D’autres, en revanche, sont plus spécifiques au monde numérique. C’est le cas des liens sponsorisés ou search marketing. L’annonceur achète des mots-clés pertinents, qui enverront les internautes sur son site quand ils effectueront des requêtes sur un moteur de recherche. « Aujourd’hui, renchérit le patron de Microsoft, ce marché est incroyablement dominé par un seul acteur. »
Quelle ironie venant d’une société dont la position dominante dans les systèmes d’exploitation a été plusieurs fois mise en cause ! Difficile de qualifier autrement que de position dominante l’importance prise par google : le moteur de recherche draine aujourd’hui trois à quatre des dix dollars qu’investissent les annonceurs sur Internet, tous dispositifs confondus. google se classe notamment à la première place du search marketing avec 77 % du marché, alors que le portail de Microsoft MSN reste très faible avec 6 % du marché.
La supériorité actuelle de google s’explique par la faiblesse des investissements de Yahoo! dans les technologies de moteur de recherche. Logiquement, le portail s’est fait dépasser par google, qui a pris le large. « Sur Internet, et plus spécialement dans le monde de la publicité en ligne, il ne suffit pas d’être une société de marketing, explique Dominique Monet, spécialiste du marketing digital SaaS automatisé et personnalisé, il faut aussi disposer d’une véritable technologie pour automatiser pertinemment le marketing et permettre ainsi aux entreprises de gagner plus d’argent. »
Sur Internet, tout bouge très vite et aucune position n’est acquise. S’il arrive à s’emparer de Yahoo!, Microsoft mettra la main sur une technologie d’avenir. En septembre 2007, Yahoo! a en effet acquis une société, Blue Lithium, spécialiste du ciblage comportemental. Cette technologie permet à un possesseur de site Web d’analyser ce que font les internautes quasiment en temps réel et de repérer ainsi leurs centres d’intérêt. C’est un domaine où google est très peu présent. Cette technologie permet aux annonceurs de doubler le retour de leurs publicités.
Yahoo! ne s’est pas encore prononcé sur l’offre de Microsoft. Déjà, google riposte. Le moteur de recherche a qualifié d’hostile l’offre sur Yahoo! : cette opération pourrait en effet menacer la concurrence. Là encore, quelle ironie venant cette fois de la part d’un groupe qui a une telle prééminence sur Internet. google se verrait bien endosser l’armure de chevalier blanc pour voler au secours de son concurrent et faire ainsi échouer l’OPA. Sitôt connues les visées de Microsoft, Eric Schmidt, le patron de google, a appelé son homologue chez Yahoo!, Jerry Yang, pour lui proposer son aide. « Il préfère avoir face à lui un Yahoo! qui se délite plutôt qu’un Microsoft qui a pour habitude de ne jamais renoncer », décrypte Benoît Flamant.
Cependant, compte tenu du poids écrasant de google sur Internet, tant sur la recherche d’information que sur la publicité en ligne, un rachat de Yahoo! est exclu ; cette opération aurait toutes les chances d’être refusée par les autorités de la concurrence des deux côtés de l’Atlantique.
D’autres options sont étudiées, comme une garantie de chiffre d’affaires offerte à Yahoo! liée à la commercialisation de publicité avec la technologie de google. Depuis un an déjà, les analystes demandent à Yahoo! d’étudier ce projet. À moins que d’autres groupes, tels Comcast, News Corporation ou Viacom, décident de surenchérir.
google aurait également approché Time Warner. Les actionnaires pourraient aussi choisir de vendre Yahoo! par appartement. Cela pourrait leur rapporter plus de 44 milliards de dollars, selon les calculs des analystes financiers.
Microsoft a-t-il enfin trouvé le moyen de faire vaciller l’invincible google et par là même de se créer un futur grâce à l’Internet ? Le 1er février, le groupe fondé par Bill Gates a proposé aux actionnaires de Yahoo!, le portail Internet, de racheter leurs actions au prix de 31 dollars. Steve Ballmer, le président du géant informatique américain, leur offre une prime de 62 % par rapport au dernier cours coté. Sitôt cette offre connue, le cours de Yahoo! a bondi de 44 % sur le Nasdaq. La Bourse de New York, en proie à la crise des subprimes et à la crainte d’une récession depuis des semaines, en a même retrouvé quelques couleurs.
Cette prime de 62 % peut sembler importante mais l’action du portail Internet valait 31 dollars il y a trois mois et 44 dollars il y a deux ans… De quoi faire réfléchir les actionnaires ! Cette offre non sollicitée, c’est ainsi que Yahoo! la qualifie, valorise la société à près de 45 milliards de dollars, 30 milliards d’euros. Jamais dans le secteur des hautes technologies, il n’y avait eu une opération aussi significative. C’est aussi la première fois que Microsoft se lance dans une opération d’une telle ampleur ; dans le passé, la société a toujours préféré la croissance interne.
Si imposante soit-elle, l’offensive de Microsoft n’étonne personne. Dans la lettre envoyée aux membres du conseil d’administration de Yahoo!, Steve Ballmer évoque les multiples discussions entre les deux sociétés.
Elles ont débuté en 2006. « Nous avons exploré de nombreuses pistes, d’un simple partenariat commercial à une fusion, rappelle Steve Ballmer. Nous voulions à la fois apporter plus d’efficacité à nos clients et plus de valeur à nos actionnaires. » En février 2007, Jerry Yang, le patron de Yahoo!, met pourtant fin aux négociations : « Compte tenu de l’appréciation probable de notre société relative à notre changement de stratégie et à notre réorganisation, un rapprochement n’est pas d’actualité. »
Tiendrait-il aujourd’hui le même discours, après avoir annoncé au début du mois de février un nouveau recul du bénéfice annuel de son groupe et la suppression de 7 % des effectifs ?
Un an après s’être vu fermer la porte au nez, Steve Ballmer part de nouveau à l’assaut du portail Internet. Cette fois, les actionnaires de Yahoo! ont perdu un tiers de leur investissement en un an. Ils pourraient bien désormais céder aux sirènes de Microsoft.
Même s’il gagne encore beaucoup d’argent, et c’est bien là le paradoxe, le géant informatique de Seattle, Microsoft, sait bien qu’il est arrivé au bout de son modèle économique. Pour poursuivre sa croissance, il a besoin de trouver un nouveau souffle. Son salut passe aujourd’hui par Internet, d’où l’offre faite aux actionnaires de Yahoo!.
Le premier éditeur mondial de logiciels – son système d’exploitation Windows équipe 95 % des ordinateurs dans le monde – a longtemps cru qu’il pourrait faire fi de l’évolution que connaît l’industrie informatique professionnelle. Terminés les cédéroms, vive Internet, car les entreprises ne veulent plus acheter de logiciels mais seulement les briques de programmes qui leur sont utiles. C’est ce que les professionnels du secteur appellent le modèle SaaS (Software as a Service). Demain, la plupart des applications devraient être disponibles sur Internet et accessibles depuis n’importe quel type de machines (ordinateur, téléphone mobile, etc.).
Le marché de la publicité en ligne doublera de taille d’ici quatre ans
Plusieurs éléments expliquent ce changement de comportement. Il y a la baisse du prix des composants et donc des ordinateurs, la diminution du prix des logiciels : dans le modèle SaaS, les frais d’infrastructures sont mutualisés entre les différentes entreprises clientes. Enfin, derniers éléments qui favorisent le développement des applications en ligne, l’explosion des réseaux Internet à haut débit (ADSL, câble, etc.) et la commercialisation de nouveaux appareils qui permettent de se connecter partout à Internet. « Tous les ingrédients sont réunis pour une bascule majeure de l’industrie vers les fournisseurs de services informatiques en ligne, mais ce mouvement ne se fera pas du jour au lendemain », estime Benoît Flamant, directeur général d’IT Asset Management. « Les investisseurs ne s’y trompent pas : les sociétés qui proposent ce type d’applications, encore appelées SaaS, sont les plus dynamiques et les plus recherchées sur le Nasdaq », constate Dominique Monet, directrice générale de 1024 Degrés.
De nombreux éditeurs de logiciels, et pas des moindres, puisqu’on y retrouve Adobe et google, se sont lancés sur ce marché prometteur.
Le moteur de recherche google offre aujourd’hui aux internautes une vingtaine de services dont de la messagerie, de l’espace de stockage, des logiciels de retouche photographique, des agendas, etc. Le danger pour Microsoft, c’est que google commence à s’attaquer au marché des applications d’entreprise avec sa toute-puissance sur Internet. Or c’est principalement sur ce marché que le groupe informatique fondé par Bill Gates gagne encore beaucoup d’argent.
D’où l’intérêt exprimé par Steve Ballmer pour un rapprochement avec Yahoo! : Microsoft pourrait ainsi acquérir cette culture Internet qui lui manque tant, et, par là même, empêcher google de lui siphonner tout ou partie de l’activité des applications d’entreprises.
À très court terme, l’acquisition du portail Internet Yahoo! permettrait surtout à Microsoft de se faire une place sur le marché de la publicité en ligne. « Il progresse aujourd’hui à toute vitesse, explique Steve Ballmer. Sa taille doublera d’ici à quatre ans et atteindra 80 milliards de dollars en 2010. »
Face à la puissance du média Internet, au nombre grandissant d’internautes et à l’implication croissante du Web dans la vie quotidienne des consommateurs, les annonceurs augmentent chaque année leurs investissements en marketing digital et en publicité en ligne. Avec deux objectifs prioritaires : augmenter le trafic sur leur site et transformer une visite en acte d’achat.
Déjà, en combinant les deux entreprises, l’audience totale mondiale des internautes dépassera un milliard de visiteurs uniques contre 600 millions pour google, avec une très forte présence aux États-Unis, le premier marché publicitaire mondial.
google draine quatre dollars sur dix investis par les annonceurs sur Internet
Les dispositifs pour augmenter le trafic sur Internet sont aujourd’hui nombreux : certains, comme les bannières, reproduisent ce qui se passe dans le monde réel, c’est l’équivalent des affiches. D’autres, en revanche, sont plus spécifiques au monde numérique. C’est le cas des liens sponsorisés ou search marketing. L’annonceur achète des mots-clés pertinents, qui enverront les internautes sur son site quand ils effectueront des requêtes sur un moteur de recherche. « Aujourd’hui, renchérit le patron de Microsoft, ce marché est incroyablement dominé par un seul acteur. »
Quelle ironie venant d’une société dont la position dominante dans les systèmes d’exploitation a été plusieurs fois mise en cause ! Difficile de qualifier autrement que de position dominante l’importance prise par google : le moteur de recherche draine aujourd’hui trois à quatre des dix dollars qu’investissent les annonceurs sur Internet, tous dispositifs confondus. google se classe notamment à la première place du search marketing avec 77 % du marché, alors que le portail de Microsoft MSN reste très faible avec 6 % du marché.
La supériorité actuelle de google s’explique par la faiblesse des investissements de Yahoo! dans les technologies de moteur de recherche. Logiquement, le portail s’est fait dépasser par google, qui a pris le large. « Sur Internet, et plus spécialement dans le monde de la publicité en ligne, il ne suffit pas d’être une société de marketing, explique Dominique Monet, spécialiste du marketing digital SaaS automatisé et personnalisé, il faut aussi disposer d’une véritable technologie pour automatiser pertinemment le marketing et permettre ainsi aux entreprises de gagner plus d’argent. »
Sur Internet, tout bouge très vite et aucune position n’est acquise. S’il arrive à s’emparer de Yahoo!, Microsoft mettra la main sur une technologie d’avenir. En septembre 2007, Yahoo! a en effet acquis une société, Blue Lithium, spécialiste du ciblage comportemental. Cette technologie permet à un possesseur de site Web d’analyser ce que font les internautes quasiment en temps réel et de repérer ainsi leurs centres d’intérêt. C’est un domaine où google est très peu présent. Cette technologie permet aux annonceurs de doubler le retour de leurs publicités.
Yahoo! ne s’est pas encore prononcé sur l’offre de Microsoft. Déjà, google riposte. Le moteur de recherche a qualifié d’hostile l’offre sur Yahoo! : cette opération pourrait en effet menacer la concurrence. Là encore, quelle ironie venant cette fois de la part d’un groupe qui a une telle prééminence sur Internet. google se verrait bien endosser l’armure de chevalier blanc pour voler au secours de son concurrent et faire ainsi échouer l’OPA. Sitôt connues les visées de Microsoft, Eric Schmidt, le patron de google, a appelé son homologue chez Yahoo!, Jerry Yang, pour lui proposer son aide. « Il préfère avoir face à lui un Yahoo! qui se délite plutôt qu’un Microsoft qui a pour habitude de ne jamais renoncer », décrypte Benoît Flamant.
Cependant, compte tenu du poids écrasant de google sur Internet, tant sur la recherche d’information que sur la publicité en ligne, un rachat de Yahoo! est exclu ; cette opération aurait toutes les chances d’être refusée par les autorités de la concurrence des deux côtés de l’Atlantique.
D’autres options sont étudiées, comme une garantie de chiffre d’affaires offerte à Yahoo! liée à la commercialisation de publicité avec la technologie de google. Depuis un an déjà, les analystes demandent à Yahoo! d’étudier ce projet. À moins que d’autres groupes, tels Comcast, News Corporation ou Viacom, décident de surenchérir.
google aurait également approché Time Warner. Les actionnaires pourraient aussi choisir de vendre Yahoo! par appartement. Cela pourrait leur rapporter plus de 44 milliards de dollars, selon les calculs des analystes financiers.
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