M&A | Fusions acquisitions
Fusions acquisitions 2007 : une année ordinaire pour le M&A et difficile pour le LBO
Auteur : Fusions & Acquisitions magazine
Du : 15/02/2008
Une nouvelle année s'est terminée… mais cette fois sans nous offrir de « jumbo deal », comme Mittal/Arcelor en 2006. Néanmoins, côté pending, l’opération GDF/Suez a connu son dénouement en 2007. Le schéma de réalisation de cette opération – annoncée en 2006 et qui est restée en attente jusqu’à l’élection présidentielle – a été trouvé en 2007, même si certains points restent encore à peaufiner. Parmi les deals « closés » en 2007, les plus importants en terme de taille furent Unibail/Rodamco, Danone/Numico, Allianz/AGF et Nyse/Euronext. Ces quatre opérations confirment la volonté des corporates de réaliser de grosses transactions de M&A, que l’on ne peut pas qualifier de « défensives ».
« 2007 aura été une année très active – en particulier le premier semestre – avec beaucoup de transactions. Même si une légère baisse du volume de transactions pourra, sans doute, être constatée par rapport à 2006 », commente Philippe Meunier (BNP Paribas).
« Depuis deux ans, les deals se faisaient un peu trop rapidement. Aujourd’hui, on laisse du temps au temps pour réaliser les opérations : les banques de financement prennent du temps pour étudier un dossier avant de se prononcer. Nous avons toujours beaucoup d’opérations mid cap que l’on gère avec beaucoup de calme, sans précipiter les choses… », confie pour sa part Richard Thil (Rothschild).
Côté LBO, le marché vit une accalmie depuis le deuxième semestre 2007. Après le closing de quelques opérations importantes de buy-out au premier semestre – notamment Charterhouse/Vivarte, TDF/AXA Private Equity, TPG et Lafarge Roofing/PAI – le marché est aux opérations de taille moyenne et petite. Cette tendance, qui fait suite à la crise du crédit bancaire, devrait perdurer en 2008.
Selon Jean-Baptiste Charlet (Morgan Stanley), « les conséquences de la crise du subprime continueront de se faire sentir, avec un marché de gros LBO qui reviendra graduellement, mais pas avant le deuxième semestre, et le secteur bancaire qui devrait être calme tant que les bilans ne seront pas stabilisés ».
Quant aux industriels, ils devraient rester actifs dans leur stratégie M&A. L’annonce de plusieurs opérations importantes au troisième trimestre 2007 en est la preuve. Il s’agit du deal Hagemeyer/Rexel (avec rétrocession d’actifs à Sonepar), ainsi que de l’opération Activision, récemment annoncée par Vivendi Games.
« Les impératifs stratégiques de consolidation restent entiers, voire s’accélèrent, dans de nombreuses industries. Dans les marchés actuels, les opportunités d’acquisition sont nombreuses et les acteurs prêts à les saisir », note Thierry d’Argent (JPMorgan).
« Parmi les grandes tendances de l’année 2008, l’internationalisation continue et le développement de l’activisme d’investisseurs spécialisés devraient marquer les opérations de fusions et acquisitions en France. », souligne Jean-Michel Steg (Citigroup).
Sans surprise, BNP Paribas occupe pour la quatrième année consécutive la première place dans notre 19ème palmarès des conseillers financiers en fusions-acquisitions. La banque de la rue d’Antin – qui a conseillé 85 opérations totalisant 78,4 milliards d’euros – est suivie (tout comme en 2006) par Goldman Sachs, avec 25 opérations, d’un montant de 71,3 milliards d’euros. JPMorgan occupe la troisième place du palmarès, avec 66 milliards d’euros d’opérations, et Lazard s’adjuge la quatrième place, avec 65,8 milliards. Quant à Morgan Stanley, la banque devient le n° 5 (avec 54,8 milliards). Elle est suivie de Rothschild, Citi, Calyon, UBS et Lehman Brothers.
« 2007 aura été une année très active – en particulier le premier semestre – avec beaucoup de transactions. Même si une légère baisse du volume de transactions pourra, sans doute, être constatée par rapport à 2006 », commente Philippe Meunier (BNP Paribas).
« Depuis deux ans, les deals se faisaient un peu trop rapidement. Aujourd’hui, on laisse du temps au temps pour réaliser les opérations : les banques de financement prennent du temps pour étudier un dossier avant de se prononcer. Nous avons toujours beaucoup d’opérations mid cap que l’on gère avec beaucoup de calme, sans précipiter les choses… », confie pour sa part Richard Thil (Rothschild).
Côté LBO, le marché vit une accalmie depuis le deuxième semestre 2007. Après le closing de quelques opérations importantes de buy-out au premier semestre – notamment Charterhouse/Vivarte, TDF/AXA Private Equity, TPG et Lafarge Roofing/PAI – le marché est aux opérations de taille moyenne et petite. Cette tendance, qui fait suite à la crise du crédit bancaire, devrait perdurer en 2008.
Selon Jean-Baptiste Charlet (Morgan Stanley), « les conséquences de la crise du subprime continueront de se faire sentir, avec un marché de gros LBO qui reviendra graduellement, mais pas avant le deuxième semestre, et le secteur bancaire qui devrait être calme tant que les bilans ne seront pas stabilisés ».
Quant aux industriels, ils devraient rester actifs dans leur stratégie M&A. L’annonce de plusieurs opérations importantes au troisième trimestre 2007 en est la preuve. Il s’agit du deal Hagemeyer/Rexel (avec rétrocession d’actifs à Sonepar), ainsi que de l’opération Activision, récemment annoncée par Vivendi Games.
« Les impératifs stratégiques de consolidation restent entiers, voire s’accélèrent, dans de nombreuses industries. Dans les marchés actuels, les opportunités d’acquisition sont nombreuses et les acteurs prêts à les saisir », note Thierry d’Argent (JPMorgan).
« Parmi les grandes tendances de l’année 2008, l’internationalisation continue et le développement de l’activisme d’investisseurs spécialisés devraient marquer les opérations de fusions et acquisitions en France. », souligne Jean-Michel Steg (Citigroup).
Sans surprise, BNP Paribas occupe pour la quatrième année consécutive la première place dans notre 19ème palmarès des conseillers financiers en fusions-acquisitions. La banque de la rue d’Antin – qui a conseillé 85 opérations totalisant 78,4 milliards d’euros – est suivie (tout comme en 2006) par Goldman Sachs, avec 25 opérations, d’un montant de 71,3 milliards d’euros. JPMorgan occupe la troisième place du palmarès, avec 66 milliards d’euros d’opérations, et Lazard s’adjuge la quatrième place, avec 65,8 milliards. Quant à Morgan Stanley, la banque devient le n° 5 (avec 54,8 milliards). Elle est suivie de Rothschild, Citi, Calyon, UBS et Lehman Brothers.
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