Télécommunications
France Télécom précise sa position sur le Scandinave TeliaSonera
Du : 23/05/2008
PARIS - France Télécom a tenté vendredi de rassurer les marchés en clarifiant sa position vis-à-vis de l'opérateur de téléphonie scandinave TeliaSonera: il a confirmé son intérêt pour une acquisition, tout en assurant qu'aucune négociation n'était ouverte à ce stade.
Une fusion de ces deux groupes aboutirait à la création du premier opérateur télécoms européen.
"Constatant l'évolution du cours et la persistance de rumeurs sur l'ouverture de négociations en vue d'une acquisition de TeliaSonera par France Télécom, le groupe tient à préciser que ces rumeurs ne reflètent pas l'état actuel de la situation", affirme l'opérateur français dans un communiqué.
Son intérêt possible pour le groupe suédo-finlandais, évoqué mercredi par le quotidien français Le Figaro, a fait chuter son action qui a perdu en deux jours plus de 10% de sa valeur. Vendredi, la cote du titre a fini quasiment stable, à 19,86 euros, dans un marché en hausse de 2,05%.
Doutant des synergies possibles, certains analystes mettent en cause la cohérence d'un tel rachat alors que France Télécom a beaucoup axé sa stratégie ces dernières années sur les marchés émergents.
Mais l'opérateur français a rappelé vendredi un autre volet de sa stratégie: "renforcer, quand c'est nécessaire, sa présence en Europe occidentale".
"La politique du groupe en matière de croissance externe et d'évolution du périmètre n'a pas changé", a aussi assuré le directeur financier Gervais Pellissier au cours d'une conférence téléphonique.
France Télécom estime que "la privatisation annoncée de TeliaSonera peut représenter une opportunité stratégique" car les deux groupes étant "complémentaires", ils "partagent la même vision stratégique du secteur" et "ont tous deux accompli la mutation de leur coeur de métier".
Cette complémentarité est surtout géographique: TeliaSonera, né en 2002 de la fusion du suédois Telia et du finlandais Sonera, est solidement implanté dans le nord (Norvège, Suède, Danemark, Finlande) et l'est de l'Europe (Russie, pays baltes), régions encore à conquérir pour France Télécom.
Le groupe français bénéficierait aussi des positions acquises par le nordique en Turquie, Ukraine et Asie centrale.
France Télécom admet que "des démarches exploratoires ont été entreprises" mais "pour autant aucune négociation n'est ouverte à ce stade et, par là même, aucune décision sur une telle opportunité n'est en voie d'être prise".
Réagissant à cette mise au point, un porte-parole de TeliaSonera, Ola Kallemur, a déclaré à l'AFP que "s'il y avait une offre, le conseil d'administration l'évaluerait et ce, bien sûr, en fonction des intérêts de nos actionnaires".
De son côté, le ministre suédois chargé des marchés financiers, Mats Odell, a jugé "prometteur" que des groupes comme France Télécom s'intéressent à TeliaSonera, dont l'Etat suédois, avec une participation de 37,3%, est l'un des premiers actionnaires avec l'Etat finlandais.
Selon M. Pellissier, le groupe français, encore "en train d'essayer d'analyser le dossier", n'a pas mandaté de banques.
Le syndicat CGT s'est inquiété d'une telle opération qui "consacrerait un retour vers une stratégie à risque et coûteuse de fusions/acquisitions, déjà à l'origine de la dette abyssale de 2002 que les salariés payent encore".
La capitalisation boursière de TeliaSonera s'élevait jeudi à 23,6 milliards d'euros.
Une fusion de ces deux groupes aboutirait à la création du premier opérateur télécoms européen.
"Constatant l'évolution du cours et la persistance de rumeurs sur l'ouverture de négociations en vue d'une acquisition de TeliaSonera par France Télécom, le groupe tient à préciser que ces rumeurs ne reflètent pas l'état actuel de la situation", affirme l'opérateur français dans un communiqué.
Son intérêt possible pour le groupe suédo-finlandais, évoqué mercredi par le quotidien français Le Figaro, a fait chuter son action qui a perdu en deux jours plus de 10% de sa valeur. Vendredi, la cote du titre a fini quasiment stable, à 19,86 euros, dans un marché en hausse de 2,05%.
Doutant des synergies possibles, certains analystes mettent en cause la cohérence d'un tel rachat alors que France Télécom a beaucoup axé sa stratégie ces dernières années sur les marchés émergents.
Mais l'opérateur français a rappelé vendredi un autre volet de sa stratégie: "renforcer, quand c'est nécessaire, sa présence en Europe occidentale".
"La politique du groupe en matière de croissance externe et d'évolution du périmètre n'a pas changé", a aussi assuré le directeur financier Gervais Pellissier au cours d'une conférence téléphonique.
France Télécom estime que "la privatisation annoncée de TeliaSonera peut représenter une opportunité stratégique" car les deux groupes étant "complémentaires", ils "partagent la même vision stratégique du secteur" et "ont tous deux accompli la mutation de leur coeur de métier".
Cette complémentarité est surtout géographique: TeliaSonera, né en 2002 de la fusion du suédois Telia et du finlandais Sonera, est solidement implanté dans le nord (Norvège, Suède, Danemark, Finlande) et l'est de l'Europe (Russie, pays baltes), régions encore à conquérir pour France Télécom.
Le groupe français bénéficierait aussi des positions acquises par le nordique en Turquie, Ukraine et Asie centrale.
France Télécom admet que "des démarches exploratoires ont été entreprises" mais "pour autant aucune négociation n'est ouverte à ce stade et, par là même, aucune décision sur une telle opportunité n'est en voie d'être prise".
Réagissant à cette mise au point, un porte-parole de TeliaSonera, Ola Kallemur, a déclaré à l'AFP que "s'il y avait une offre, le conseil d'administration l'évaluerait et ce, bien sûr, en fonction des intérêts de nos actionnaires".
De son côté, le ministre suédois chargé des marchés financiers, Mats Odell, a jugé "prometteur" que des groupes comme France Télécom s'intéressent à TeliaSonera, dont l'Etat suédois, avec une participation de 37,3%, est l'un des premiers actionnaires avec l'Etat finlandais.
Selon M. Pellissier, le groupe français, encore "en train d'essayer d'analyser le dossier", n'a pas mandaté de banques.
Le syndicat CGT s'est inquiété d'une telle opération qui "consacrerait un retour vers une stratégie à risque et coûteuse de fusions/acquisitions, déjà à l'origine de la dette abyssale de 2002 que les salariés payent encore".
La capitalisation boursière de TeliaSonera s'élevait jeudi à 23,6 milliards d'euros.
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