Retournement | Restructuration Entreprise
Le Crédit Agricole pourrait tailler dans ses effectifs
Du : 12/09/2008
Le Crédit Agricole présente, mercredi, le plan de redressement de sa filiale Calyon, très éprouvée par la crise des "subprimes" (crédits immobiliers américains à risque), qui pourrait se traduire par une réduction sévère de ses effectifs dans le monde pouvant aller jusqu'à près de 10 %, selon la presse. D'après le quotidien La Tribune , Calyon, qui a enregistré de lourdes pertes sur les neuf derniers mois, pourrait supprimer "jusqu'à 1.200 emplois" sur un effectif total de 13.000 personnes, notamment à Londres et à New York. "Le segment des prestataires de services (l'informatique surtout) serait plus particulièrement touché", affirme le journal.
Une porte-parole du Crédit Agricole n'a pas souhaité faire de commentaires. Une source interne à Calyon a toutefois indiqué qu'un "plan de départs volontaires" avait bien été décidé. Et en mai, le directeur général du Crédit Agricole, Georges Pauget, n'avait pas exclu des "ajustements" de la masse salariale, tout en certifiant qu'il n'y aurait pas de "plan social". Le syndicat majoritaire SNB/CFE-CGC, la CGT et FO ont déclaré ne pas avoir été informés de ces suppressions de postes. Un comité d'entreprise doit se tenir mercredi matin, juste avant la présentation par la direction de son plan de redressement.
Les bonus des salariés remis en cause
Les grandes lignes de ce plan avaient été esquissées à la mi-mai, en même temps que l'annonce d'une augmentation de capital de 5,9 milliards d'euros - réalisée en juin - pour renflouer l'établissement. La banque, touchée de plein fouet par la crise des "subprimes", a également décidé de céder des actifs non stratégiques. Le plan annoncé en mai prévoit une diminution des coûts de 10 % dans le but de dégager "au moins" 150 millions d'euros d'économie dès 2008. Calyon a déjà commencé à le mettre en oeuvre au second trimestre en réduisant ses coûts de 11 %.
Il prévoit aussi que Calyon abandonne ses activités les plus risquées au profit des métiers de financement des grandes entreprises, considérés comme son point fort. Calyon a accusé une perte nette cumulée de 3,55 milliards sur les trois derniers trimestres, après avoir dû déprécier fortement la valeur de son portefeuille d'obligations adossées à des crédits américains à risque. Son ancien directeur général, Marc Litzler, qui a démissionné en mai, a reconnu avoir "été trop vite et trop fort" sur ces produits à haut rendement, mais risqués. À sa suite, M. Pauget avait concédé des "erreurs dans l'appréciation du risque", tout en faisant valoir que Calyon était une "banque jeune".
Le Crédit Agricole, longtemps pure banque de détail, s'est tourné vers le métier de banque d'affaires en 1996, à la faveur de l'acquisition d'Indosuez. En 2003, il a racheté le Crédit Lyonnais. Sa filiale Calyon est née de la fusion d'Indosuez et des activités de banque d'affaires du Lyonnais. Plusieurs banques d'affaires, affectées par la crise des "subprimes", ont déjà, ces derniers mois, taillé dans leurs effectifs : Natixis avait ainsi annoncé en mai la suppression de 850 emplois en France, et autant parmi les prestataires extérieurs. BNP Paribas et la Société Générale, dans des proportions bien moindres, ont également procédé à des restructurations dans leur division "banque d'affaires". Et toutes ont drastiquement réduit les bonus de leurs salariés pour faire baisser leurs coûts.
Une porte-parole du Crédit Agricole n'a pas souhaité faire de commentaires. Une source interne à Calyon a toutefois indiqué qu'un "plan de départs volontaires" avait bien été décidé. Et en mai, le directeur général du Crédit Agricole, Georges Pauget, n'avait pas exclu des "ajustements" de la masse salariale, tout en certifiant qu'il n'y aurait pas de "plan social". Le syndicat majoritaire SNB/CFE-CGC, la CGT et FO ont déclaré ne pas avoir été informés de ces suppressions de postes. Un comité d'entreprise doit se tenir mercredi matin, juste avant la présentation par la direction de son plan de redressement.
Les bonus des salariés remis en cause
Les grandes lignes de ce plan avaient été esquissées à la mi-mai, en même temps que l'annonce d'une augmentation de capital de 5,9 milliards d'euros - réalisée en juin - pour renflouer l'établissement. La banque, touchée de plein fouet par la crise des "subprimes", a également décidé de céder des actifs non stratégiques. Le plan annoncé en mai prévoit une diminution des coûts de 10 % dans le but de dégager "au moins" 150 millions d'euros d'économie dès 2008. Calyon a déjà commencé à le mettre en oeuvre au second trimestre en réduisant ses coûts de 11 %.
Il prévoit aussi que Calyon abandonne ses activités les plus risquées au profit des métiers de financement des grandes entreprises, considérés comme son point fort. Calyon a accusé une perte nette cumulée de 3,55 milliards sur les trois derniers trimestres, après avoir dû déprécier fortement la valeur de son portefeuille d'obligations adossées à des crédits américains à risque. Son ancien directeur général, Marc Litzler, qui a démissionné en mai, a reconnu avoir "été trop vite et trop fort" sur ces produits à haut rendement, mais risqués. À sa suite, M. Pauget avait concédé des "erreurs dans l'appréciation du risque", tout en faisant valoir que Calyon était une "banque jeune".
Le Crédit Agricole, longtemps pure banque de détail, s'est tourné vers le métier de banque d'affaires en 1996, à la faveur de l'acquisition d'Indosuez. En 2003, il a racheté le Crédit Lyonnais. Sa filiale Calyon est née de la fusion d'Indosuez et des activités de banque d'affaires du Lyonnais. Plusieurs banques d'affaires, affectées par la crise des "subprimes", ont déjà, ces derniers mois, taillé dans leurs effectifs : Natixis avait ainsi annoncé en mai la suppression de 850 emplois en France, et autant parmi les prestataires extérieurs. BNP Paribas et la Société Générale, dans des proportions bien moindres, ont également procédé à des restructurations dans leur division "banque d'affaires". Et toutes ont drastiquement réduit les bonus de leurs salariés pour faire baisser leurs coûts.
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[28/10/2005] Lancement de Zalis.org

