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Et vogue la galère Fortis !
Du : 17/02/2009
L'assemblée de tous les dangers a tenu ses promesses. Les actionnaires ont fait chavirer le sauvetage de Fortis bricolé par le gouvernement. Une tuile pour les Français de BNP Paribas et les Néerlandais, un camouflet pour Reynders. Et un terrible casse-tête pour l'Etat.
Non, et trois fois non. Il sera écrit que l'orgueilleuse Fortis ne méritait pas un sort aussi cruel. Ni d'être en partie vendue à vil prix à des Néerlandais goguenards. Ni de voir l'Etat belge faire main basse sur sa banque, pour la céder à la hussarde aux banquiers français de BNP Paribas alléchés par la bonne affaire. Les actionnaires du holding ne pardonnaient pas aux autorités belges ce geste, à leurs yeux sacrilège et ruineux.
Ils ont tenu parole en assemblée générale. Où chacun s'est cependant compté. Car si la cession aux Néerlandais n'a pas passé la rampe à 57% des votes exprimés, c'est à l'arraché (50,26%) que la nationalisation des activités bancaires a été recalée. Rendant caduc « le deal » passé avec BNP Paribas. Triple gifle assenée au gouvernement, singulièrement son ministre des Finances Didier Reynders. Contraint de prendre acte de sa défaite. Et réduit à tenter de rassurer personnel et épargnants sur un avenir plus que jamais incertain.
Non, et trois fois non. Il sera écrit que l'orgueilleuse Fortis ne méritait pas un sort aussi cruel. Ni d'être en partie vendue à vil prix à des Néerlandais goguenards. Ni de voir l'Etat belge faire main basse sur sa banque, pour la céder à la hussarde aux banquiers français de BNP Paribas alléchés par la bonne affaire. Les actionnaires du holding ne pardonnaient pas aux autorités belges ce geste, à leurs yeux sacrilège et ruineux.
Ils ont tenu parole en assemblée générale. Où chacun s'est cependant compté. Car si la cession aux Néerlandais n'a pas passé la rampe à 57% des votes exprimés, c'est à l'arraché (50,26%) que la nationalisation des activités bancaires a été recalée. Rendant caduc « le deal » passé avec BNP Paribas. Triple gifle assenée au gouvernement, singulièrement son ministre des Finances Didier Reynders. Contraint de prendre acte de sa défaite. Et réduit à tenter de rassurer personnel et épargnants sur un avenir plus que jamais incertain.
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