Hotellerie | Immobilier
Celeos repris par BC Partners
Auteur : Jean-Yves Hinault,
Du : 16/03/2009
La société nouvelle BC Partners reprend le promoteur immobilier briochin en redressement judiciaire. Elle conserve 75 salariés, mais ferme des agences.
Le tribunal du commerce de Saint-Brieuc a tranché hier. C'est la société nouvelle BC Partners qui reprend le promoteur immobilier Céléos, en redressement judiciaire depuis septembre. 60 % du capital de cette société est apporté par Pierreval investissement, groupe de promotion immobilière de Poitiers, trois cadres de Céléos et la société Calypso, dont le gérant briochin est Alain Nicol.
Le tribunal a écarté la seconde proposition de reprise émanant d'Immo Mon 2, qui avait pour actionnaire principal une société fiduciaire basée dans les Iles Vierges britanniques. « Il est difficile de savoir qui présente cette offre réellement et aucune garantie sérieuse n'est fournie », rapporte l'administrateur judiciaire.
Près de 100 millions d'euros de passif
« Nous reprenons 75 salariés et toutes les activités (promotion, lotissements, gestion et foncière), explique Yann Doffin, PDG de Pierreval. Cette décision apporte un soulagement dans les rangs des salariés du groupe immobilier qui échappe à la liquidation redoutée. Malheureusement, 110 salariés vont recevoir, d'ici un mois, leur lettre de licenciement de l'administrateur judiciaire. Les salariés concernés par ce second plan social savent par déduction qu'ils font partie des licenciés. « Le comité d'entreprise a diffusé la liste des personnels conservés », explique Philippe Nicol, directeur commercial.
L'objectif de BC Partners est de recentrer Céléos sur la Bretagne, la Normandie et les Pays de la Loire, comme à son origine. « Par ailleurs, 87 % des programmes et tous les lotissements engagés iront à leur terme. Notre objectif numéro 1 c'est de vendre les 400 logements en stock », poursuit Yann Doffin, le futur président du conseil d'administration de BC Partners. « Confiant pour l'avenir », il a décliné, à la sortie du tribunal les nouveaux objectifs du groupe immobilier, à savoir « la vente d'une trentaine de logements et terrains de lotissements par mois ».
Le nombre d'agences va être réduit. Après Rennes, déjà fermée, Cholet, Nantes et Granville baisseront le rideau. Celle de Saint-Brieuc va être rapatriée au siège historique à Plérin. Resteront Brest, Lorient, Dinan, Caen et Saint-Nazaire.
Touché de plein fouet par les conséquences de la crise des subprimes, Celeos, la « success story » bretonne, a compté jusqu'à 500 salariés en 2008 et vendu jusqu'à 1 800 logements par an pour un chiffre d'affaires de 202 millions. Colosse aux pieds d'argile, le groupe n'a pu faire face à la tempête. Selon le mandataire judiciaire, le passif « en cours de vérification » devrait s'établir entre 80 et 100 millions d'euros. Les banques, l'AGS (association pour la gestion du régime de garantie des créances des salariés) qui intervient en cas de redressement et les annonceurs laisseront des plumes.
Le tribunal du commerce de Saint-Brieuc a tranché hier. C'est la société nouvelle BC Partners qui reprend le promoteur immobilier Céléos, en redressement judiciaire depuis septembre. 60 % du capital de cette société est apporté par Pierreval investissement, groupe de promotion immobilière de Poitiers, trois cadres de Céléos et la société Calypso, dont le gérant briochin est Alain Nicol.
Le tribunal a écarté la seconde proposition de reprise émanant d'Immo Mon 2, qui avait pour actionnaire principal une société fiduciaire basée dans les Iles Vierges britanniques. « Il est difficile de savoir qui présente cette offre réellement et aucune garantie sérieuse n'est fournie », rapporte l'administrateur judiciaire.
Près de 100 millions d'euros de passif
« Nous reprenons 75 salariés et toutes les activités (promotion, lotissements, gestion et foncière), explique Yann Doffin, PDG de Pierreval. Cette décision apporte un soulagement dans les rangs des salariés du groupe immobilier qui échappe à la liquidation redoutée. Malheureusement, 110 salariés vont recevoir, d'ici un mois, leur lettre de licenciement de l'administrateur judiciaire. Les salariés concernés par ce second plan social savent par déduction qu'ils font partie des licenciés. « Le comité d'entreprise a diffusé la liste des personnels conservés », explique Philippe Nicol, directeur commercial.
L'objectif de BC Partners est de recentrer Céléos sur la Bretagne, la Normandie et les Pays de la Loire, comme à son origine. « Par ailleurs, 87 % des programmes et tous les lotissements engagés iront à leur terme. Notre objectif numéro 1 c'est de vendre les 400 logements en stock », poursuit Yann Doffin, le futur président du conseil d'administration de BC Partners. « Confiant pour l'avenir », il a décliné, à la sortie du tribunal les nouveaux objectifs du groupe immobilier, à savoir « la vente d'une trentaine de logements et terrains de lotissements par mois ».
Le nombre d'agences va être réduit. Après Rennes, déjà fermée, Cholet, Nantes et Granville baisseront le rideau. Celle de Saint-Brieuc va être rapatriée au siège historique à Plérin. Resteront Brest, Lorient, Dinan, Caen et Saint-Nazaire.
Touché de plein fouet par les conséquences de la crise des subprimes, Celeos, la « success story » bretonne, a compté jusqu'à 500 salariés en 2008 et vendu jusqu'à 1 800 logements par an pour un chiffre d'affaires de 202 millions. Colosse aux pieds d'argile, le groupe n'a pu faire face à la tempête. Selon le mandataire judiciaire, le passif « en cours de vérification » devrait s'établir entre 80 et 100 millions d'euros. Les banques, l'AGS (association pour la gestion du régime de garantie des créances des salariés) qui intervient en cas de redressement et les annonceurs laisseront des plumes.
Articles en rapport avec Hotellerie | Immobilier :
[2009-04-16] - Bureaux : 1er trimestre 2009, le point bas ? Le marché de l’investissement particulièrement touché. L'analyse d'Atisreal
[2009-03-16] - Celeos repris par BC Partners
[2009-03-03] - immobilier : « Nexity affichera plus de 7 % de marge en 2009 »
[2009-02-17] - immobiler : « La crise immobilière durera au moins jusqu’en 2010 »

