M&A | Fusions acquisitions
Chute des transactions de fusions et acquisitions dans le monde
Auteur : Avec Victoria Howley à Londres, Paritosh Bansal à New York et Jessica Hall à Philadelphie, version française Gwénaëlle Barzic
Du : 30/03/2009
Les volumes de transactions de fusions-acquisitions (M&A) ont chuté d'un tiers dans le monde au premier trimestre, la crise financière ayant contrecarré de nombreux projets et paralysé les sociétés privées d'investissement à l'origine de nombreuses opérations.
Selon des données publiées par Thomson Reuters, l'activité du secteur n'a jamais été aussi faible au premier trimestre depuis six ans en dépit de plusieurs sauvetages de banques et de deux mégafusions dans le secteur pharmaceutique représentant un montant total de 110 milliards de dollars (81,2 milliards d'euros), soit un quart de la valeur en dollar de l'ensemble des transactions.
Selon des banquiers, l'environnement devrait rester difficile jusqu'à ce que le marché du crédit se détende, que les bourses se stabilisent et que les perspectives s'améliorent, permettant aux acquéreurs d'avoir une meilleure visibilité sur les résultats.
"Il y a un manque de confiance dans les valorisations et un manque de crédit", diagnostique Ian Hart de Citigroup.
"Les dirigeants sont très prudents et ont pour priorité de voir leur groupe surmonter la crise", ajoute-t-il. "Un jour viendra où les gens auront le sentiment que c'est le bon moment pour agir mais ils ne ressentent aucune urgence".
Pour David Livingstone de Credit Suisse, l'activité M&A demeure très dépendante des perspectives économiques.
"Il y a globalement un manque de confiance pour réaliser des opérations stratégiques ainsi qu'une dislocation persistante des marchés du crédit. Nous nous attendons à ce que cette situation persiste plus ou moins jusqu'à la fin de l'année", explique-t-il.
MORGAN STANLEY DÉTRÔNE GOLDMAN SACHS
Le secteur pharmaceutique a connu son trimestre le plus chargé depuis dix ans avec le rachat de Wyeth par Pfizer pour 64,5 milliards de dollars et celui de Schering Plough par Merck pour 45,9 milliards de dollars, les deux plus grosses transactions de la période concernée.
Le secteur financier a également été particulièrement actif avec le sauvetage de la banque Lloyds Banking Group par le Trésor britannique pour un montant de 22,3 milliards de dollars, la troisième plus grosse opération du trimestre.
L'aide accordée par les autorités britanniques à Royal Bank of Scotland, répartie en plusieurs tranches, représente par ailleurs quatre des dix plus importantes opérations répertoriées. Elle a atteint au total 47,8 milliards de dollars.
Dans l'ensemble, les fusions et acquisitions réalisées avec le soutien de l'Etat ont plus que triplé au premier trimestre pour atteindre 130 milliards de dollars, en raison notamment des sauvetages de banques.
Selon les données collectées par Reuters, les opérations réalisées par le gouvernement ou par des entreprises soutenues par l'Etat ont dopé un marché des M&A déprimé et représenté 30% de l'activité du secteur.
En conseillant Wyeth, Schering Plough et RBS, Morgan Stanley a ravi la place de numéro un des banques conseils en fusions et acquisitions à son grand rival Goldman Sachs qui a reculé à la quatrième place.
De 2005 à 2007, Morgan Stanley avait terminé deuxième derrière son concurrent avant de dégringoler à la cinquième place en 2008.
Concernant plus spécifiquement le marché français, les volumes de transactions ont poursuivi leur chute au premier trimestre avec une baisse de 45% par rapport à la même période en 2008.
Selon des données publiées par Thomson Reuters, l'activité du secteur n'a jamais été aussi faible au premier trimestre depuis six ans en dépit de plusieurs sauvetages de banques et de deux mégafusions dans le secteur pharmaceutique représentant un montant total de 110 milliards de dollars (81,2 milliards d'euros), soit un quart de la valeur en dollar de l'ensemble des transactions.
Selon des banquiers, l'environnement devrait rester difficile jusqu'à ce que le marché du crédit se détende, que les bourses se stabilisent et que les perspectives s'améliorent, permettant aux acquéreurs d'avoir une meilleure visibilité sur les résultats.
"Il y a un manque de confiance dans les valorisations et un manque de crédit", diagnostique Ian Hart de Citigroup.
"Les dirigeants sont très prudents et ont pour priorité de voir leur groupe surmonter la crise", ajoute-t-il. "Un jour viendra où les gens auront le sentiment que c'est le bon moment pour agir mais ils ne ressentent aucune urgence".
Pour David Livingstone de Credit Suisse, l'activité M&A demeure très dépendante des perspectives économiques.
"Il y a globalement un manque de confiance pour réaliser des opérations stratégiques ainsi qu'une dislocation persistante des marchés du crédit. Nous nous attendons à ce que cette situation persiste plus ou moins jusqu'à la fin de l'année", explique-t-il.
MORGAN STANLEY DÉTRÔNE GOLDMAN SACHS
Le secteur pharmaceutique a connu son trimestre le plus chargé depuis dix ans avec le rachat de Wyeth par Pfizer pour 64,5 milliards de dollars et celui de Schering Plough par Merck pour 45,9 milliards de dollars, les deux plus grosses transactions de la période concernée.
Le secteur financier a également été particulièrement actif avec le sauvetage de la banque Lloyds Banking Group par le Trésor britannique pour un montant de 22,3 milliards de dollars, la troisième plus grosse opération du trimestre.
L'aide accordée par les autorités britanniques à Royal Bank of Scotland, répartie en plusieurs tranches, représente par ailleurs quatre des dix plus importantes opérations répertoriées. Elle a atteint au total 47,8 milliards de dollars.
Dans l'ensemble, les fusions et acquisitions réalisées avec le soutien de l'Etat ont plus que triplé au premier trimestre pour atteindre 130 milliards de dollars, en raison notamment des sauvetages de banques.
Selon les données collectées par Reuters, les opérations réalisées par le gouvernement ou par des entreprises soutenues par l'Etat ont dopé un marché des M&A déprimé et représenté 30% de l'activité du secteur.
En conseillant Wyeth, Schering Plough et RBS, Morgan Stanley a ravi la place de numéro un des banques conseils en fusions et acquisitions à son grand rival Goldman Sachs qui a reculé à la quatrième place.
De 2005 à 2007, Morgan Stanley avait terminé deuxième derrière son concurrent avant de dégringoler à la cinquième place en 2008.
Concernant plus spécifiquement le marché français, les volumes de transactions ont poursuivi leur chute au premier trimestre avec une baisse de 45% par rapport à la même période en 2008.
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