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La Caisse doit-elle sauver nos grands sièges sociaux ?
Auteur : Sophie Cousineau,
Du : 17/05/2009
Est-ce que la Caisse de dépôt et placement du Québec devrait investir massivement dans les plus grandes entreprises du Québec, pour prévenir toute mainmise étrangère ? C’est ce que pense François Legault, critique aux finances du Parti québécois.
Le député de Rousseau s’inquiète pour Bombardier. Mais cet exemple est plutôt mal choisi, parce que la famille Beaudoin/Bombardier contrôle fermement l’entreprise grâce à ses actions à droit de vote multiple.
En revanche, il a tout à fait raison de se préoccuper du sort de la firme d’ingénierie SNC-Lavalin, du consultant en informatique CGI ou de la Banque Nationale du Canada, entre autres exemples. Rien n’empêche que ces sociétés fassent l’objet d’une offre publique d’achat non sollicitée.
La vague de fusions et d’acquisitions s’est cassée, avec l’assèchement du crédit facile, mais elle reviendra. Et en ce moment, les actions sont encore fortement dépréciées, ce qui abaisse le coût potentiel des acquisitions.
Michal Sabia, le nouveau président et chef de la direction de la Caisse, ne pense pas que ce soit la meilleure façon, pour la Caisse, de contribuer au développement du Québec. Lors de sa comparution devant la commission des finances publiques, hier, il a fait valoir que les fonds de la Caisse seraient mieux investis dans les entreprises de taille moyenne, les multinationales de demain. Sur ce sujet, lire ma chronique ici.
Surtout que d’investir dans les grandes entreprises du Québec reviendrait à mettre beaucoup d’œufs dans le même panier. Une stratégie risquée, si les rendements ne sont pas au rendez-vous. Elle pourrait mettre en péril les fonds que les Québécois ont mis de côté pour leurs vieux jours.
Michael Sabia calcule que la Caisse devrait investir entre 25 et 30 milliards de dollars pour obtenir une participation assez élevée pour bloquer une acquisition dans les 25 ou 30 plus grandes entreprises du Québec. C’est près du quart de l’actif net des déposants de la Caisse, qui s’élevait à 120 milliards de dollars, au 31 décembre dernier.
Dans le seul cas d’Alcan, acquis par Rio Tinto pour plus de 38 milliards de dollars américains, la Caisse aurait été contrainte de miser une somme colossale sur ce seul producteur d’aluminium. Or, aujourd’hui, Rio Tinto se mord les doigts d’avoir payé si cher pour Alcan.
Étude universitaire à l’appui, François Legault fait toutefois valoir que les investissements «de proximité», dans les marchés que l’on connaît le mieux, sont généralement plus rentables que ceux éparpillés aux quatre coins de la planète, dans des marchés éloignés.
Le député de Rousseau s’inquiète pour Bombardier. Mais cet exemple est plutôt mal choisi, parce que la famille Beaudoin/Bombardier contrôle fermement l’entreprise grâce à ses actions à droit de vote multiple.
En revanche, il a tout à fait raison de se préoccuper du sort de la firme d’ingénierie SNC-Lavalin, du consultant en informatique CGI ou de la Banque Nationale du Canada, entre autres exemples. Rien n’empêche que ces sociétés fassent l’objet d’une offre publique d’achat non sollicitée.
La vague de fusions et d’acquisitions s’est cassée, avec l’assèchement du crédit facile, mais elle reviendra. Et en ce moment, les actions sont encore fortement dépréciées, ce qui abaisse le coût potentiel des acquisitions.
Michal Sabia, le nouveau président et chef de la direction de la Caisse, ne pense pas que ce soit la meilleure façon, pour la Caisse, de contribuer au développement du Québec. Lors de sa comparution devant la commission des finances publiques, hier, il a fait valoir que les fonds de la Caisse seraient mieux investis dans les entreprises de taille moyenne, les multinationales de demain. Sur ce sujet, lire ma chronique ici.
Surtout que d’investir dans les grandes entreprises du Québec reviendrait à mettre beaucoup d’œufs dans le même panier. Une stratégie risquée, si les rendements ne sont pas au rendez-vous. Elle pourrait mettre en péril les fonds que les Québécois ont mis de côté pour leurs vieux jours.
Michael Sabia calcule que la Caisse devrait investir entre 25 et 30 milliards de dollars pour obtenir une participation assez élevée pour bloquer une acquisition dans les 25 ou 30 plus grandes entreprises du Québec. C’est près du quart de l’actif net des déposants de la Caisse, qui s’élevait à 120 milliards de dollars, au 31 décembre dernier.
Dans le seul cas d’Alcan, acquis par Rio Tinto pour plus de 38 milliards de dollars américains, la Caisse aurait été contrainte de miser une somme colossale sur ce seul producteur d’aluminium. Or, aujourd’hui, Rio Tinto se mord les doigts d’avoir payé si cher pour Alcan.
Étude universitaire à l’appui, François Legault fait toutefois valoir que les investissements «de proximité», dans les marchés que l’on connaît le mieux, sont généralement plus rentables que ceux éparpillés aux quatre coins de la planète, dans des marchés éloignés.
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