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Société Générale: résultats trimestriels et stratégie 2009.
Du : 17/05/2009
Daniel Bouton a annoncé le 29 avril dernier vouloir mettre fin à ses fonctions de Président du conseil d'administration de la Société Générale à compter du 6 mai.
La Société Générale a connu sous ma direction dix années de croissance forte et harmonieuse pour les clients, les salariés et les actionnaires au 1er rang desquels les salariés, avec un bon équilibre entre les activités de banque de détail en France et à l'étranger et une banque de financement et d'investissement de grande qualité ' a déclaré Daniel Bouton dans un communiqué.
Il indique également que ' l'entreprise a montré une formidable unité après la fraude Kerviel ; dès sa découverte, j'ai présenté ma démission. Le conseil d'administration l'a refusée. L'augmentation de capital, garantie en 48 heures, puis réussie a sauvé l'entreprise et montré la confiance des actionnaires '.
Daniel Bouton a indiqué que les attaques répétées qui le vise personnellement, en France, depuis 15 mois l'affectent mais surtout elles risques de nuire à une banque de 163 000 personnes. ' Dans la tempête financière et économique actuelle, il faut privilégier l'unité '.
Suite au départ de Daniel Bouton, la Société Générale a annoncé mercredi dernier la nomination de Frédéric Oudéa au poste de président-directeur général.
Dans un communiqué, le groupe bancaire a indiqué que son conseil d'administration a coopté aujourd'hui Frédéric Oudéa, directeur général depuis l'année dernière, en tant qu'administrateur. Le conseil a également modifié la gouvernance du groupe afin de confier au dirigeant la présidence, à l'issue d'une réunion prévue pour le 24 mai prochain.
D'ici là, Frédéric Oudéa présidera l'assemblée générale du groupe, le 19 mai prochain. Une nouvelle AG sera convoquée par la suite afin que les actionnaires puissent ratifier sa nomination au poste de président du conseil. Anthony Wyand a été nommé de son côté vice-président du conseil d'administration.
Perte de -278 millions d'euros sur le premier trimestre 2009
La Société Générale a enregistré un Produit Net Bancaire de 4,9 milliards d'euros sur le premier trimestre 2009, en baisse de 11,9% par rapport au premier trimestre 2008 (-13,5% en données courantes).
Le Groupe enregistre sur le trimestre -1,5 milliard d'euros en pertes et décotes, essentiellement liées à la baisse du marché immobilier américain et à la dégradation de rating des monolines. Hors éléments non récurrents, les revenus des métiers du Groupe s'établissent à 7 milliards d'euros, en progression de 15,9% par rapport au premier trimestre 2008.
Le résultat Brut d'Exploitation du groupe s'inscrit à 1,1 milliard d'euros sur le premier trimestre 2009, en repli de 33,1% par rapport au premier trimestre 2008. Au total, le Groupe affiche sur le trimestre un résultat d'exploitation de -218 millions d'euros.
Après charge fiscale (taux effectif d'impôt du Groupe: 27,9%) et intérêts minoritaires, le Résultat Net Part du groupe s'élève à -278 millions d'euros. Le bénéfice net par action s'inscrit à -0,64 euros au premier trimestre 2009.
Au 31 mars 2009, les capitaux propres part du Groupe s'élèvent à 36 milliards d'euros et l'actif net par action à 51,3 euros (intégrant -2,10 euros de moins-values latentes). Le groupe est noté Aa2 par Moody's et AA- par Fitch et S&P.
Mais la direction se refuse à envier les résultats de BNP Paribas: ' Nous avons une gestion prudente ' se cantonne à dire Severin Cabannes, directeur général délégué. Frédéric Oudea prépare la banque à un contexte peu favorable au marché bancaire : ' 2009 va être une année difficile, une année de récession mondiale mais la France va mieux résister que d'autres pays, notamment en raison du taux d'endettement des ménages plus faibles que la moyenne ' souligne-t-il, en mettant le cap sur les marchés émergents, là où la croissance subsiste et où les populations à faible revenu ont des potentiels de développement conséquents.
Severin Cabannes précise la stratégie pour Cercle Finance : ' Nous avons une présence dans les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), ces pays là, surtout la Chine et le Brésil, montrent une résistance plus forte à la crise que d'autres pays donc nous envisageons de nous y renforcer. La Russie est un engagement long terme ; nous y avons déjà investi de manière significative et nous allons continuer à nous développer là-bas, à l'issue de la période de crise actuelle. Nous allons privilégier la croissance organique en Russie comme en Chine, une question majeure dans les trimestres à venir '.
Le conseil d'administration a approuvé la participation du Groupe à la 2nde tranche du plan de soutien de l'Etat Français par l'intermédiaire d'actions de préférence, sous réserve de l'approbation de l'Assemblée Générale du 19 mai.
Les avis des bureaux d'analyse
Citigroup a maintenu jeudi sa recommandation d'achat et son objectif de cours de 45 euros sur le titre Société Générale, après la publication de résultats inférieurs aux attentes.
L'intermédiaire souligne que SG a publié une perte nette de 278 millions d'euros pour son premier trimestre, contre un consensus d'analystes prévoyant un bénéfice de 322 millions d'euros. Quant au produit net bancaire, il est ressorti à 4,9 milliards d'euros, soit 12% en dessous du consensus.
L'analyste fait remarquer que la banque a pâti pour l'essentiel de dépréciations et de pertes au sein de sa branche de financement et d'investissement (CIB), issues du risque de contrepartie des assureurs 'monoline' (609 millions d'euros), des dérivés de crédit exotiques (364 millions d'euros) et des réserves attribuées aux CDPC (257 millions d'euros).
Citigroup note par ailleurs que la division de banque de détail n'a pas atteint ses attentes, mais que le branche de banque de détail à l'international a affiché des performances conformes aux prévisions, au même titre que la filiale de gestion d'actifs et de services aux investisseurs.
Deutsche Bank a en revanche abaissé aujourd'hui sa recommandation sur le titre Société Générale de 'achat' à 'conserver' avec un objectif de cours réduit de 44 à 41 euros, à la suite de la publication jugée 'décevante' d'une perte trimestrielle de 300 millions d'euros.
'Nous dégradons le titre (...) dans la mesure où (1) il ne nous paraît plus bon marché vis-à-vis de ses comparables, (2) la qualité des actifs se détériore plus vite que prévu dans la banque de détail et (3) le risque de nouveaux éléments non récurrents risque de compenser la possible pérennité de la vigueur des activités d'investissement et de financement', explique l'analyste.
L'intermédiaire estime que la banque française pourrait finir par payer sa rapide expansion dans le domaine de la banque de détail dans le passé, ainsi que ses récents gains en matière de CDS ou son endettement.
Il se montre particulièrement préoccupé par l'exposition de 27 milliards d'euros en termes de prêts consentis sur le marché russe, montant qui apparaît dans le dernier rapport annuel de la banque.
Deutsche Bank précise abaisser de respectivement 54% à 4,10 euros et 14% à 3,97 euros ses prévisions de bénéfice par action (BPA) sur le groupe pour les exercices 2009 et 2010.
La Société Générale a connu sous ma direction dix années de croissance forte et harmonieuse pour les clients, les salariés et les actionnaires au 1er rang desquels les salariés, avec un bon équilibre entre les activités de banque de détail en France et à l'étranger et une banque de financement et d'investissement de grande qualité ' a déclaré Daniel Bouton dans un communiqué.
Il indique également que ' l'entreprise a montré une formidable unité après la fraude Kerviel ; dès sa découverte, j'ai présenté ma démission. Le conseil d'administration l'a refusée. L'augmentation de capital, garantie en 48 heures, puis réussie a sauvé l'entreprise et montré la confiance des actionnaires '.
Daniel Bouton a indiqué que les attaques répétées qui le vise personnellement, en France, depuis 15 mois l'affectent mais surtout elles risques de nuire à une banque de 163 000 personnes. ' Dans la tempête financière et économique actuelle, il faut privilégier l'unité '.
Suite au départ de Daniel Bouton, la Société Générale a annoncé mercredi dernier la nomination de Frédéric Oudéa au poste de président-directeur général.
Dans un communiqué, le groupe bancaire a indiqué que son conseil d'administration a coopté aujourd'hui Frédéric Oudéa, directeur général depuis l'année dernière, en tant qu'administrateur. Le conseil a également modifié la gouvernance du groupe afin de confier au dirigeant la présidence, à l'issue d'une réunion prévue pour le 24 mai prochain.
D'ici là, Frédéric Oudéa présidera l'assemblée générale du groupe, le 19 mai prochain. Une nouvelle AG sera convoquée par la suite afin que les actionnaires puissent ratifier sa nomination au poste de président du conseil. Anthony Wyand a été nommé de son côté vice-président du conseil d'administration.
Perte de -278 millions d'euros sur le premier trimestre 2009
La Société Générale a enregistré un Produit Net Bancaire de 4,9 milliards d'euros sur le premier trimestre 2009, en baisse de 11,9% par rapport au premier trimestre 2008 (-13,5% en données courantes).
Le Groupe enregistre sur le trimestre -1,5 milliard d'euros en pertes et décotes, essentiellement liées à la baisse du marché immobilier américain et à la dégradation de rating des monolines. Hors éléments non récurrents, les revenus des métiers du Groupe s'établissent à 7 milliards d'euros, en progression de 15,9% par rapport au premier trimestre 2008.
Le résultat Brut d'Exploitation du groupe s'inscrit à 1,1 milliard d'euros sur le premier trimestre 2009, en repli de 33,1% par rapport au premier trimestre 2008. Au total, le Groupe affiche sur le trimestre un résultat d'exploitation de -218 millions d'euros.
Après charge fiscale (taux effectif d'impôt du Groupe: 27,9%) et intérêts minoritaires, le Résultat Net Part du groupe s'élève à -278 millions d'euros. Le bénéfice net par action s'inscrit à -0,64 euros au premier trimestre 2009.
Au 31 mars 2009, les capitaux propres part du Groupe s'élèvent à 36 milliards d'euros et l'actif net par action à 51,3 euros (intégrant -2,10 euros de moins-values latentes). Le groupe est noté Aa2 par Moody's et AA- par Fitch et S&P.
Mais la direction se refuse à envier les résultats de BNP Paribas: ' Nous avons une gestion prudente ' se cantonne à dire Severin Cabannes, directeur général délégué. Frédéric Oudea prépare la banque à un contexte peu favorable au marché bancaire : ' 2009 va être une année difficile, une année de récession mondiale mais la France va mieux résister que d'autres pays, notamment en raison du taux d'endettement des ménages plus faibles que la moyenne ' souligne-t-il, en mettant le cap sur les marchés émergents, là où la croissance subsiste et où les populations à faible revenu ont des potentiels de développement conséquents.
Severin Cabannes précise la stratégie pour Cercle Finance : ' Nous avons une présence dans les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), ces pays là, surtout la Chine et le Brésil, montrent une résistance plus forte à la crise que d'autres pays donc nous envisageons de nous y renforcer. La Russie est un engagement long terme ; nous y avons déjà investi de manière significative et nous allons continuer à nous développer là-bas, à l'issue de la période de crise actuelle. Nous allons privilégier la croissance organique en Russie comme en Chine, une question majeure dans les trimestres à venir '.
Le conseil d'administration a approuvé la participation du Groupe à la 2nde tranche du plan de soutien de l'Etat Français par l'intermédiaire d'actions de préférence, sous réserve de l'approbation de l'Assemblée Générale du 19 mai.
Les avis des bureaux d'analyse
Citigroup a maintenu jeudi sa recommandation d'achat et son objectif de cours de 45 euros sur le titre Société Générale, après la publication de résultats inférieurs aux attentes.
L'intermédiaire souligne que SG a publié une perte nette de 278 millions d'euros pour son premier trimestre, contre un consensus d'analystes prévoyant un bénéfice de 322 millions d'euros. Quant au produit net bancaire, il est ressorti à 4,9 milliards d'euros, soit 12% en dessous du consensus.
L'analyste fait remarquer que la banque a pâti pour l'essentiel de dépréciations et de pertes au sein de sa branche de financement et d'investissement (CIB), issues du risque de contrepartie des assureurs 'monoline' (609 millions d'euros), des dérivés de crédit exotiques (364 millions d'euros) et des réserves attribuées aux CDPC (257 millions d'euros).
Citigroup note par ailleurs que la division de banque de détail n'a pas atteint ses attentes, mais que le branche de banque de détail à l'international a affiché des performances conformes aux prévisions, au même titre que la filiale de gestion d'actifs et de services aux investisseurs.
Deutsche Bank a en revanche abaissé aujourd'hui sa recommandation sur le titre Société Générale de 'achat' à 'conserver' avec un objectif de cours réduit de 44 à 41 euros, à la suite de la publication jugée 'décevante' d'une perte trimestrielle de 300 millions d'euros.
'Nous dégradons le titre (...) dans la mesure où (1) il ne nous paraît plus bon marché vis-à-vis de ses comparables, (2) la qualité des actifs se détériore plus vite que prévu dans la banque de détail et (3) le risque de nouveaux éléments non récurrents risque de compenser la possible pérennité de la vigueur des activités d'investissement et de financement', explique l'analyste.
L'intermédiaire estime que la banque française pourrait finir par payer sa rapide expansion dans le domaine de la banque de détail dans le passé, ainsi que ses récents gains en matière de CDS ou son endettement.
Il se montre particulièrement préoccupé par l'exposition de 27 milliards d'euros en termes de prêts consentis sur le marché russe, montant qui apparaît dans le dernier rapport annuel de la banque.
Deutsche Bank précise abaisser de respectivement 54% à 4,10 euros et 14% à 3,97 euros ses prévisions de bénéfice par action (BPA) sur le groupe pour les exercices 2009 et 2010.
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