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Une banquière en or quitte Merrill Lynch
Auteur : Julien Beauvieux
Du : 18/05/2009
Nouvelle tuile pour Merrill Lynch. La banque d'affaires, aujourd'hui filiale de Bank of America, a perdu une de ses banquières vedettes.
Dans le monde des banques d'affaires, on les appelle les "rainmaker". Ce sont des banquiers de haut vol, qui assurent à leur employeur des millions de dollars de commissions en leur permettant de réaliser les plus gros "deals" en matière de fusions-acquisitions ou d'introductions en Bourse. Ils sont très recherchés et leurs mouvements entre banques scrutés.
Merrill Lynch vient d'en faire l'amer expérience. Cette semaine, Kalpana Desai, la patronne des fusions-acquisitions dans la zone Asie-Pacifique de la banque, a annoncé son départ après 11 années de service. A elle seule, elle affiche 400 milliards de dollars de deals à son actif. On imagine l'ampleur du problème quand on sait qu'une banque d'affaires peut être rémunérée entre 1% et 2% voire 2,5% du montant d'une opération financière.
Selon l'agence Bloomberg, qui cite des sources proches du dossier, le départ de la dirigeante âgée de 42 ans devrait être annoncé en interne ce vendredi 15 mai. Arrivée en 1998 chez Merrill Lynch, Kalpana Desai avait le titre de directrice du département fusions-acquisitions Asie-Pacifique de Bank of America depuis le rapprochement des deux établissements.
Depuis 2002, la dirigeante a supervisé 382 fusions-acquisitions évaluées à 416 milliards de dollars, selon des données Dealogic. Elle a notamment conseillé le géant financier japonais UFJ Holdings lors du rachat de Mitsubishi Tokyo Financial Group et, plus récemment celui du fabricant de cigarettes britannique Gallaher par son concurrent Japan Tobacco. Kalpana Desai restera en poste pour le moment, selon des sources proches du dossier citées par Financial News.
Kalpana Desai n'est pas un cas isolée. Cette semaine, Margaret Ren, présidente de la banque d'investissement en Chine, a elle aussi démissionné. Greg Starkins, directeur des activités de financement des industries aérospatiales et de défense, Paul Wetzel, directeur du département fusions-acquisitions des institutions financières, et Marc Pandraud, directeur France et Benelux de la banque d'investissement, sont d'autres exemples récents.
Evoquée dès septembre et avalisée par les actionnaires début décembre, le rachat de Merrill Lynch par Bank of America a apparemment le don de faire fuir les ex-collaborateurs de la banque d'affaires déchue.
Damian Chunilal, président Asie-Pacifique de la banque d'investissement et 19 ans de bons et loyaux services, a démissionné en novembre, suivi un mois plus tard par Raymundo Yu, président de la zone Asie-Pacifique, et Jason Brand, président régional. Sheldon Trainor, ancien vice-président Asie chez Merrill Lynch, a quitté ses fonctions en février, tout comme Richard Gigg, directeur du private equity pour la zone Asie-pacifique. Sans oublier, John Thain, l'ancien PDG de Merrill Lynch, débarqué en janvier par Kenneth Lewis, le président de Bank of America. Ses anciens collaborateurs auraient-ils du coup choisi de quitter le navire?
Dans le monde des banques d'affaires, on les appelle les "rainmaker". Ce sont des banquiers de haut vol, qui assurent à leur employeur des millions de dollars de commissions en leur permettant de réaliser les plus gros "deals" en matière de fusions-acquisitions ou d'introductions en Bourse. Ils sont très recherchés et leurs mouvements entre banques scrutés.
Merrill Lynch vient d'en faire l'amer expérience. Cette semaine, Kalpana Desai, la patronne des fusions-acquisitions dans la zone Asie-Pacifique de la banque, a annoncé son départ après 11 années de service. A elle seule, elle affiche 400 milliards de dollars de deals à son actif. On imagine l'ampleur du problème quand on sait qu'une banque d'affaires peut être rémunérée entre 1% et 2% voire 2,5% du montant d'une opération financière.
Selon l'agence Bloomberg, qui cite des sources proches du dossier, le départ de la dirigeante âgée de 42 ans devrait être annoncé en interne ce vendredi 15 mai. Arrivée en 1998 chez Merrill Lynch, Kalpana Desai avait le titre de directrice du département fusions-acquisitions Asie-Pacifique de Bank of America depuis le rapprochement des deux établissements.
Depuis 2002, la dirigeante a supervisé 382 fusions-acquisitions évaluées à 416 milliards de dollars, selon des données Dealogic. Elle a notamment conseillé le géant financier japonais UFJ Holdings lors du rachat de Mitsubishi Tokyo Financial Group et, plus récemment celui du fabricant de cigarettes britannique Gallaher par son concurrent Japan Tobacco. Kalpana Desai restera en poste pour le moment, selon des sources proches du dossier citées par Financial News.
Kalpana Desai n'est pas un cas isolée. Cette semaine, Margaret Ren, présidente de la banque d'investissement en Chine, a elle aussi démissionné. Greg Starkins, directeur des activités de financement des industries aérospatiales et de défense, Paul Wetzel, directeur du département fusions-acquisitions des institutions financières, et Marc Pandraud, directeur France et Benelux de la banque d'investissement, sont d'autres exemples récents.
Evoquée dès septembre et avalisée par les actionnaires début décembre, le rachat de Merrill Lynch par Bank of America a apparemment le don de faire fuir les ex-collaborateurs de la banque d'affaires déchue.
Damian Chunilal, président Asie-Pacifique de la banque d'investissement et 19 ans de bons et loyaux services, a démissionné en novembre, suivi un mois plus tard par Raymundo Yu, président de la zone Asie-Pacifique, et Jason Brand, président régional. Sheldon Trainor, ancien vice-président Asie chez Merrill Lynch, a quitté ses fonctions en février, tout comme Richard Gigg, directeur du private equity pour la zone Asie-pacifique. Sans oublier, John Thain, l'ancien PDG de Merrill Lynch, débarqué en janvier par Kenneth Lewis, le président de Bank of America. Ses anciens collaborateurs auraient-ils du coup choisi de quitter le navire?
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