Industries | Semi-conducteurs
Entretien : Un dirigeant d’Infineon prône les vertus des lecteurs hybrides
Auteur : Christoph Hammerschmidt
Du : 02/02/2006
De nombreux semi-conducteurs de puissance développés dans le nouveau centre de conception d’Infineon en Roumanie sont destinés aux applications de l’électronique automobile.
EE Times.de s’est entretenu sur le marché automobile avec Anton Müller, vice-président des ventes et du marketing pour la division multi-marché, de l’électronique industrielle et de l’électronique automobile de la société.
EETimes.de : Quel rôle joue l’électronique automobile pour Infineon ?
M. Müller : Nos ventes de semi-conducteurs dans le secteur de l’électronique automobile représentent environ 20 % de notre chiffre d’affaires total. Depuis un certain nombre d’années, la croissance de nos ventes dans ce domaine a dépassé celle du marché, et nous sommes désormais le deuxième fournisseur mondial dans ce secteur. Nous sommes le chef de file incontesté du secteur en Europe, numéro quatre aux États-Unis, parmi les trois premiers en Asie et l’un des dix premiers au Japon. Ces chiffres reposent tous sur les ventes réalisées en 2004.
EETimes.de : Les systèmes de lecteur hybride constituent-ils un facteur important pour les constructeurs automobiles européens ?
M. Müller : Bien sûr. Il existe plusieurs projets de développement en cours et les lecteurs hybrides constituent un facteur important pour nous dans le monde entier. Nous travaillons également en collaboration avec des fournisseurs tiers aux États-Unis et au Japon.
EETimes.de : Les fournisseurs japonais rattrapent-ils leur retard sur leurs homologues européens ?
M. Müller : Les Japonais sont très compétents dans le domaine de la mise en œuvre, mais nous, les Européens, restons les meilleurs en matière d’innovation. Néanmoins, les constructeurs automobiles japonais nous devancent dans certains domaines, notamment les lecteurs hybrides ainsi que certains systèmes de navigation et d’info-divertissement.
EETimes.de : Il y a un peu plus d’un an, les constructeurs automobiles, dirigés par BMW, ont sollicité le développement d’un « kit de construction de semi-conducteurs » afin de mieux contrôler la complexité de l’architecture correspondante. La société Infineon s’est-elle sentie obligée de répondre à cette demande, et des progrès ont-ils été réalisés à cet égard ?
M. Müller : L’objectif de ce que l’on a appelé le kit de construction de semi-conducteurs était de minimiser le nombre de types de composants vitaux e par exemple, dans le domaine des composants réseaux, tels que les lecteurs CAN, LIN et MOST, ainsi que les microcontrôleurs e en vue de réaliser constamment une interopérabilité de qualité et des cœurs logiciels standard, permettant la réutilisation de composants. La standardisation des cœurs logiciels par l’intermédiaire des constructeurs automobiles soulève la question d’Autosar.
Si nous, en tant que société spécialisée dans les semi-conducteurs, fabriquons un kit de construction de semi-conducteurs, les constructeurs automobiles doivent également certifier les composants vitaux. En tant que membre influent d’Autosar, nous nous efforçons de déployer un logiciel adapté à la machine.
EETimes.de : La qualité est souvent un mot à la mode que l’on associe à la complexité. Des études indiquent que la qualité des voitures japonaises est supérieure à celle des voitures allemandes. Est-ce une particularité qui affecte uniquement les constructeurs automobiles ou pensez-vous que les fournisseurs de semi-conducteurs sont également concernés ?
M. Müller : Il incombe à tous les intéressés de la chaîne logistique, depuis les constructeurs automobiles jusqu’aux fournisseurs de systèmes, en passant par les fournisseurs de composants, de faire des efforts concertés afin de développer des solutions solides, sans faille, résistantes aux erreurs et par-dessus tout innovantes pour l’ensemble du système. Ces efforts doivent également s’orienter vers de nouveaux développements au début, et de nouvelles attributions de systèmes doivent également être définies.
EETimes.de : À cet égard, quels sont les défis auxquels sont confrontés les fournisseurs de semi-conducteurs ?
M. Müller : Nos produits doivent présenter une interopérabilité sans erreur avec d’autres composants système. C’est la raison pour laquelle nous devons apprendre à nous passer de la panoplie de composants et systèmes en réseau dont nous disposons actuellement. Des efforts sont réalisés afin de consolider les nombreux contrôleurs qui communiquent entre eux dans des ordinateurs d’ordre supérieur et qui seraient affectés, par exemple, à la carrosserie, au châssis, à la transmission et aux domaines de l’info-divertissement. Cela simplifierait grandement les communications complexes actuellement présentes parmi plusieurs composants et éléments automobiles. À long terme, cela réduirait le nombre d’unités de commande électroniques. Néanmoins, étant donné que les autres unités exécuteraient davantage de fonctions, elles nécessiteraient des performances plus élevées.
EE Times.de s’est entretenu sur le marché automobile avec Anton Müller, vice-président des ventes et du marketing pour la division multi-marché, de l’électronique industrielle et de l’électronique automobile de la société.
EETimes.de : Quel rôle joue l’électronique automobile pour Infineon ?
M. Müller : Nos ventes de semi-conducteurs dans le secteur de l’électronique automobile représentent environ 20 % de notre chiffre d’affaires total. Depuis un certain nombre d’années, la croissance de nos ventes dans ce domaine a dépassé celle du marché, et nous sommes désormais le deuxième fournisseur mondial dans ce secteur. Nous sommes le chef de file incontesté du secteur en Europe, numéro quatre aux États-Unis, parmi les trois premiers en Asie et l’un des dix premiers au Japon. Ces chiffres reposent tous sur les ventes réalisées en 2004.
EETimes.de : Les systèmes de lecteur hybride constituent-ils un facteur important pour les constructeurs automobiles européens ?
M. Müller : Bien sûr. Il existe plusieurs projets de développement en cours et les lecteurs hybrides constituent un facteur important pour nous dans le monde entier. Nous travaillons également en collaboration avec des fournisseurs tiers aux États-Unis et au Japon.
EETimes.de : Les fournisseurs japonais rattrapent-ils leur retard sur leurs homologues européens ?
M. Müller : Les Japonais sont très compétents dans le domaine de la mise en œuvre, mais nous, les Européens, restons les meilleurs en matière d’innovation. Néanmoins, les constructeurs automobiles japonais nous devancent dans certains domaines, notamment les lecteurs hybrides ainsi que certains systèmes de navigation et d’info-divertissement.
EETimes.de : Il y a un peu plus d’un an, les constructeurs automobiles, dirigés par BMW, ont sollicité le développement d’un « kit de construction de semi-conducteurs » afin de mieux contrôler la complexité de l’architecture correspondante. La société Infineon s’est-elle sentie obligée de répondre à cette demande, et des progrès ont-ils été réalisés à cet égard ?
M. Müller : L’objectif de ce que l’on a appelé le kit de construction de semi-conducteurs était de minimiser le nombre de types de composants vitaux e par exemple, dans le domaine des composants réseaux, tels que les lecteurs CAN, LIN et MOST, ainsi que les microcontrôleurs e en vue de réaliser constamment une interopérabilité de qualité et des cœurs logiciels standard, permettant la réutilisation de composants. La standardisation des cœurs logiciels par l’intermédiaire des constructeurs automobiles soulève la question d’Autosar.
Si nous, en tant que société spécialisée dans les semi-conducteurs, fabriquons un kit de construction de semi-conducteurs, les constructeurs automobiles doivent également certifier les composants vitaux. En tant que membre influent d’Autosar, nous nous efforçons de déployer un logiciel adapté à la machine.
EETimes.de : La qualité est souvent un mot à la mode que l’on associe à la complexité. Des études indiquent que la qualité des voitures japonaises est supérieure à celle des voitures allemandes. Est-ce une particularité qui affecte uniquement les constructeurs automobiles ou pensez-vous que les fournisseurs de semi-conducteurs sont également concernés ?
M. Müller : Il incombe à tous les intéressés de la chaîne logistique, depuis les constructeurs automobiles jusqu’aux fournisseurs de systèmes, en passant par les fournisseurs de composants, de faire des efforts concertés afin de développer des solutions solides, sans faille, résistantes aux erreurs et par-dessus tout innovantes pour l’ensemble du système. Ces efforts doivent également s’orienter vers de nouveaux développements au début, et de nouvelles attributions de systèmes doivent également être définies.
EETimes.de : À cet égard, quels sont les défis auxquels sont confrontés les fournisseurs de semi-conducteurs ?
M. Müller : Nos produits doivent présenter une interopérabilité sans erreur avec d’autres composants système. C’est la raison pour laquelle nous devons apprendre à nous passer de la panoplie de composants et systèmes en réseau dont nous disposons actuellement. Des efforts sont réalisés afin de consolider les nombreux contrôleurs qui communiquent entre eux dans des ordinateurs d’ordre supérieur et qui seraient affectés, par exemple, à la carrosserie, au châssis, à la transmission et aux domaines de l’info-divertissement. Cela simplifierait grandement les communications complexes actuellement présentes parmi plusieurs composants et éléments automobiles. À long terme, cela réduirait le nombre d’unités de commande électroniques. Néanmoins, étant donné que les autres unités exécuteraient davantage de fonctions, elles nécessiteraient des performances plus élevées.

