M&A | Fusions acquisitions
Le marché des fusions-acquisitions garde le vent en poupe
Auteur : Siobhan Kennedy
Du : 20/10/2005
La forte hausse du marché des fusions-acquisitions (M&A) devrait se poursuivre en 2006 grâce à la persistance de taux d'intérêt bas.
LONDRES (Reuters) - La forte hausse du marché des fusions-acquisitions (M&A) devrait se poursuivre en 2006 grâce à la persistance de taux d'intérêt bas, qui réduit les coûts d'endettement, et à la masse de liquidités dont disposent les entreprises, un contexte qui les incite à relancer leur croissance externe après des années de restructuration, expliquent des banquiers d'affaires.
Ce boom est aussi alimenté des dizaines de milliards de dollars dont disposent les sociétés de capital-investissement et par l'importance croissante des fonds alternatifs, les hedge funds, des nouveaux venus qui accroissent la concurrence.
"Les entreprises traditionnelles sont de retour car elles ont repris confiance et assurance dans leurs propres activités, et il s'y ajoute la montagne d'argent des fonds de private equity et des hedge funds. Si l'on additionne tout cela, on obtient un marché des M&A favorable", résume William Rucker, le directeur général de la branche londonienne de Lazard.
Les opérations de M&A annoncées depuis le début de l'année représentent un montant global de 1 970 milliards de dollars selon la société d'études spécialisée Dealogic. L'Europe totalise pour sa part 725,2 milliards, contre 786,3 milliards pour les Etats-Unis.
Parmi les opérations les plus emblématiques des derniers mois figurent le rachat d'Allied Domecq par Pernod Ricard pour
11 milliards d'euros, le projet de reprise de la deuxième banque allemande, HVB par UniCredito pour 20 milliards ou encore l'offre hostile de l'espagnol Gas Natural sur son compatriote Endesa, valorisée 22 milliards.
Ces dossiers ont ouvert la voie et favorisent la conclusion d'autres opérations, expliquent des observateurs du marché.
"On commence à assister au début d'un effet de dominos dans certains secteurs clés : les services financiers, les services aux collectivités, les télécoms, qui sont tous désormais très actifs sur le front des M&A", a déclaré Paulo Pereira, directeur de l'activité M&A européenne de Morgan Stanley.
La Bourse apprécie
Le bon accueil réservé par les marchés à ces opérations constitue lui aussi un encouragement pour les dirigeants d'entreprises, qui constatent que les prises de risques sont souvent récompensées par une hausse du cours de Bourse, à condition que la fusion ou l'acquisition annoncée ait un intérêt stratégique et financier.
"Le marché ne monte pas aux niveaux de 2000. Aujourd'hui, il s'agit davantage de valeur traditionnelle, les actions montent en fonction des synergies offertes par l'opération ou de l'impact positif sur les bénéfices, ce qui n'était pas nécessairement le cas en 2000", note Rucker, de Lazard.
Ce boom des fusions-acquisitions a d'ores et déjà un impact sur les comptes des banques d'affaires: Goldman Sachs et Lehman Brothers ont publié ces derniers jours des résultats trimestriels records.
Goldman a ainsi affiché un bond de 84 % de son bénéfice et l'activité de sa division de banque d'investissement a atteint au troisième trimestre son plus haut niveau depuis quatre ans. Les commissions empochées par sa branche M&A ont elles augmenté de 24 % à 559 millions.
La banque américaine se hisse ainsi en tête du classement mondial des conseils en M&A et a été impliquée dans des dossiers représentant un montant global de 485,8 milliards de dollars depuis le début de l'année selon Dealogic. Suivent au classement Morgan Stanley et JP Morgan Chase & Co.
Pour le seul marché européen, Goldman et JP Morgan sont suivis de Deutsche Bank.
Les fonds de capital-investissement représentent près de 20 % des volumes de M&A en Europe. Et les banquiers soulignent le poids croissant des hedge funds, en quête de nouveaux investissements.
"Ils jouent un rôle important de catalyseurs pour l'activité de M&A et il pourrait y avoir des cas dans lesquels ils joueront le rôle principal", estime Pereira, de Morgan Stanley.
Zalis est spécialisée dans le pilotage stratégique aux côtés des Entreprises TMT. (turnaround management ou retournement d'entreprise).
La valeur ajoutée de Zalis réside dans la réduction des coûts induits par les risques, en mettant en place des solutions opérationnelles éprouvées à travers notre expérience du secteur.
Notre méthode d'intervention est adaptée à chaque marché cible et elle prend en compte chaque cycle de la vie de l’entreprise.
Notre périmètre d'intervention se situe dans les phases suivantes :
Passage d’une phase de pré-revenus à la phase d’industrialisation, révision de plan stratégique et de Business Plan, gestion de croissance, rapprochement par acquisition, fusion, ou cession, chute d’activité, risque pour le capital, dépôt de bilan.
LONDRES (Reuters) - La forte hausse du marché des fusions-acquisitions (M&A) devrait se poursuivre en 2006 grâce à la persistance de taux d'intérêt bas, qui réduit les coûts d'endettement, et à la masse de liquidités dont disposent les entreprises, un contexte qui les incite à relancer leur croissance externe après des années de restructuration, expliquent des banquiers d'affaires.
Ce boom est aussi alimenté des dizaines de milliards de dollars dont disposent les sociétés de capital-investissement et par l'importance croissante des fonds alternatifs, les hedge funds, des nouveaux venus qui accroissent la concurrence.
"Les entreprises traditionnelles sont de retour car elles ont repris confiance et assurance dans leurs propres activités, et il s'y ajoute la montagne d'argent des fonds de private equity et des hedge funds. Si l'on additionne tout cela, on obtient un marché des M&A favorable", résume William Rucker, le directeur général de la branche londonienne de Lazard.
Les opérations de M&A annoncées depuis le début de l'année représentent un montant global de 1 970 milliards de dollars selon la société d'études spécialisée Dealogic. L'Europe totalise pour sa part 725,2 milliards, contre 786,3 milliards pour les Etats-Unis.
Parmi les opérations les plus emblématiques des derniers mois figurent le rachat d'Allied Domecq par Pernod Ricard pour
11 milliards d'euros, le projet de reprise de la deuxième banque allemande, HVB par UniCredito pour 20 milliards ou encore l'offre hostile de l'espagnol Gas Natural sur son compatriote Endesa, valorisée 22 milliards.
Ces dossiers ont ouvert la voie et favorisent la conclusion d'autres opérations, expliquent des observateurs du marché.
"On commence à assister au début d'un effet de dominos dans certains secteurs clés : les services financiers, les services aux collectivités, les télécoms, qui sont tous désormais très actifs sur le front des M&A", a déclaré Paulo Pereira, directeur de l'activité M&A européenne de Morgan Stanley.
La Bourse apprécie
Le bon accueil réservé par les marchés à ces opérations constitue lui aussi un encouragement pour les dirigeants d'entreprises, qui constatent que les prises de risques sont souvent récompensées par une hausse du cours de Bourse, à condition que la fusion ou l'acquisition annoncée ait un intérêt stratégique et financier.
"Le marché ne monte pas aux niveaux de 2000. Aujourd'hui, il s'agit davantage de valeur traditionnelle, les actions montent en fonction des synergies offertes par l'opération ou de l'impact positif sur les bénéfices, ce qui n'était pas nécessairement le cas en 2000", note Rucker, de Lazard.
Ce boom des fusions-acquisitions a d'ores et déjà un impact sur les comptes des banques d'affaires: Goldman Sachs et Lehman Brothers ont publié ces derniers jours des résultats trimestriels records.
Goldman a ainsi affiché un bond de 84 % de son bénéfice et l'activité de sa division de banque d'investissement a atteint au troisième trimestre son plus haut niveau depuis quatre ans. Les commissions empochées par sa branche M&A ont elles augmenté de 24 % à 559 millions.
La banque américaine se hisse ainsi en tête du classement mondial des conseils en M&A et a été impliquée dans des dossiers représentant un montant global de 485,8 milliards de dollars depuis le début de l'année selon Dealogic. Suivent au classement Morgan Stanley et JP Morgan Chase & Co.
Pour le seul marché européen, Goldman et JP Morgan sont suivis de Deutsche Bank.
Les fonds de capital-investissement représentent près de 20 % des volumes de M&A en Europe. Et les banquiers soulignent le poids croissant des hedge funds, en quête de nouveaux investissements.
"Ils jouent un rôle important de catalyseurs pour l'activité de M&A et il pourrait y avoir des cas dans lesquels ils joueront le rôle principal", estime Pereira, de Morgan Stanley.
Zalis est spécialisée dans le pilotage stratégique aux côtés des Entreprises TMT. (turnaround management ou retournement d'entreprise).
La valeur ajoutée de Zalis réside dans la réduction des coûts induits par les risques, en mettant en place des solutions opérationnelles éprouvées à travers notre expérience du secteur.
Notre méthode d'intervention est adaptée à chaque marché cible et elle prend en compte chaque cycle de la vie de l’entreprise.
Notre périmètre d'intervention se situe dans les phases suivantes :
Passage d’une phase de pré-revenus à la phase d’industrialisation, révision de plan stratégique et de Business Plan, gestion de croissance, rapprochement par acquisition, fusion, ou cession, chute d’activité, risque pour le capital, dépôt de bilan.
Articles en rapport avec M&A | Fusions acquisitions :
[2009-05-18] - fusions acquisitions : 2009, l’année de toutes les fusions acquisitions pour l’automobile
[2009-04-30] - fusion acquisition : Ralentissement des fusions acquisitions en 2008 dans l'auto
[2009-03-31] - fusions acquisitions : Coca-Cola n’aura pas les jus de fruits chinois
[2009-03-30] - Chute des transactions de fusions et acquisitions dans le monde
[2009-03-03] - Le marché des fusions-acquisitions IT en France a bien résisté en 2008 malgré une baisse affichée de 50%
[2009-03-03] - Les fusions-acquisitions en hausse chez les éditeurs, en baisse dans les SSII
[2009-01-26] - Le marché des fusions-acquisitions est toujours aussi animé

