Industries | Semi-conducteurs
Les semi-conducteurs aident les Chinois à se concentrer sur les questions de l’IP
Du : 23/03/2006
Alors que la Chine et les États-Unis se préparent à la Commission conjointe sino-américaine annuelle sur le commerce (JCCT) prévue au début du mois prochain, l’épineuse question de la protection de la propriété intellectuelle revient sur le devant de la scène.
Bien que de nombreuses entreprises américaines soient profondément insatisfaites des résultats de la Chine, un grand nombre de responsables d’usines de semi-conducteurs pensent que les avantages de l’engagement pèsent plus lourd que les risques d’abus de l’IP. « Le continent chinois ne va pas continuer d’ignorer la protection de l’IP », affirme Justin Wang, vice-président du premier fabricant de matériel pour la production de semi-conducteurs, Tokyo Electron Ltd. « Si vous attendez que tout soit en place, il sera trop tard. »
Le JCCT est une chance pour les responsables commerciaux américains et chinois de haut niveau de résoudre les différences en matière de politique commerciale et de discuter des opportunités de coopération. En 2004, c’est lors de la conférence JCCT que la Chine a décidé de ne pas mandater une technologie LAN sans fil propriétaire connue sous le nom de WAPI. Le forum a également permis de discuter des protestations américaines liées aux remboursements d’impôts chinois pour les semi-conducteurs fabriqués sur le plan local.
Cette année, l’IP devrait être une question centrale, les États-Unis ayant exprimé leur frustration quant au rythme de l’avancée de la protection de la propriété intellectuelle dans un grand nombre de secteurs, des textiles aux semi-conducteurs, en passant par l’électronique. Les dirigeants du secteur des semi-conducteurs, qui se trouvent cette semaine à Shanghai à l’occasion du salon annuel des équipements SEMI, espèrent que la Chine va progresser plus rapidement sur le front technologique afin d’améliorer sa capacité à attirer des partenaires étrangers de haut niveau.
« Les collaborations ou entreprises communes qui ont rencontré le plus grand succès sont dotées d’un flux de propriété intellectuelle entre les partenaires concernés et cela ne peut se faire réellement que si la protection est suffisante », déclare Paul Hyland, Président-directeur général d’Aixtron AG, fournisseur de matériel de dépôt pour le secteur de la fabrication de puces. « Le fait que le gouvernement fasse grand bruit de l’application des droits IP est un bon signe. »
En effet, la Chine a envoyé des signaux de son intention. La semaine dernière, elle a publié un traité expliquant son projet d’améliorer la protection de l’IP. Cependant, elle a déjà publié des documents similaires auparavant. Le temps dira si le gouvernement central est en mesure d’appliquer sa volonté.
Comme d’autres avant lui, M. Hyland pense que la Chine a besoin d’un meilleur cadre pour les litiges IP de manière à ce que les partenaires potentiels soient rassurés en sachant qu’il existe un recours légal si quelque chose se passe mal. Mais même si certains observateurs remarquent que la Chine dispose de nombreuses lois régissant l’utilisation de l’IP, l’application cohérente et la punition font toujours défaut.
« En cas de conflit IP en Chine, il est très difficile pour les entreprises étrangères de gagner les procès car les affaires sont traitées dans des tribunaux régionaux qui comprennent généralement les droits d’IP de la région concernée », affirme M. Wang. « Toute entreprise désireuse de pénétrer en Chine doit donc avoir déposé ses brevets ici. »
Certes, il existe des exemples de confiance croissante de la volonté de la Chine à protéger les innovations du secteur des semi-conducteurs. À long terme, cela devrait devenir une nécessité stratégique si elle souhaite protéger les partenariats déjà en cours et en persuader d’autres de sauter le pas.
Cette semaine, une délégation de petites entreprises sponsorisées par le SEMI devrait réaliser une enquête sur l’environnement commercial chinois pour voir si les opportunités éclipsent le risque. « Nous avons confié notre technologie à une entreprise chinoise auparavant et, jusqu’à présent, nous n’avons rencontré aucun problème », affirme William Lee, directeur général des ventes Asie-Pacifique pour le fournisseur de puces de fonderie, Jazz Semiconductor.
« Ce n’est pas parce que vous pouvez obtenir des DVD piratés en Chine qu’il n’existe absolument aucune protection IP. Si les deux partenaires technologiques souhaitent développer une relation à long terme, ils ne prendront pas le risque de perdre leur temps avec l’IP », indique-t-il.
Bien que de nombreuses entreprises américaines soient profondément insatisfaites des résultats de la Chine, un grand nombre de responsables d’usines de semi-conducteurs pensent que les avantages de l’engagement pèsent plus lourd que les risques d’abus de l’IP. « Le continent chinois ne va pas continuer d’ignorer la protection de l’IP », affirme Justin Wang, vice-président du premier fabricant de matériel pour la production de semi-conducteurs, Tokyo Electron Ltd. « Si vous attendez que tout soit en place, il sera trop tard. »
Le JCCT est une chance pour les responsables commerciaux américains et chinois de haut niveau de résoudre les différences en matière de politique commerciale et de discuter des opportunités de coopération. En 2004, c’est lors de la conférence JCCT que la Chine a décidé de ne pas mandater une technologie LAN sans fil propriétaire connue sous le nom de WAPI. Le forum a également permis de discuter des protestations américaines liées aux remboursements d’impôts chinois pour les semi-conducteurs fabriqués sur le plan local.
Cette année, l’IP devrait être une question centrale, les États-Unis ayant exprimé leur frustration quant au rythme de l’avancée de la protection de la propriété intellectuelle dans un grand nombre de secteurs, des textiles aux semi-conducteurs, en passant par l’électronique. Les dirigeants du secteur des semi-conducteurs, qui se trouvent cette semaine à Shanghai à l’occasion du salon annuel des équipements SEMI, espèrent que la Chine va progresser plus rapidement sur le front technologique afin d’améliorer sa capacité à attirer des partenaires étrangers de haut niveau.
« Les collaborations ou entreprises communes qui ont rencontré le plus grand succès sont dotées d’un flux de propriété intellectuelle entre les partenaires concernés et cela ne peut se faire réellement que si la protection est suffisante », déclare Paul Hyland, Président-directeur général d’Aixtron AG, fournisseur de matériel de dépôt pour le secteur de la fabrication de puces. « Le fait que le gouvernement fasse grand bruit de l’application des droits IP est un bon signe. »
En effet, la Chine a envoyé des signaux de son intention. La semaine dernière, elle a publié un traité expliquant son projet d’améliorer la protection de l’IP. Cependant, elle a déjà publié des documents similaires auparavant. Le temps dira si le gouvernement central est en mesure d’appliquer sa volonté.
Comme d’autres avant lui, M. Hyland pense que la Chine a besoin d’un meilleur cadre pour les litiges IP de manière à ce que les partenaires potentiels soient rassurés en sachant qu’il existe un recours légal si quelque chose se passe mal. Mais même si certains observateurs remarquent que la Chine dispose de nombreuses lois régissant l’utilisation de l’IP, l’application cohérente et la punition font toujours défaut.
« En cas de conflit IP en Chine, il est très difficile pour les entreprises étrangères de gagner les procès car les affaires sont traitées dans des tribunaux régionaux qui comprennent généralement les droits d’IP de la région concernée », affirme M. Wang. « Toute entreprise désireuse de pénétrer en Chine doit donc avoir déposé ses brevets ici. »
Certes, il existe des exemples de confiance croissante de la volonté de la Chine à protéger les innovations du secteur des semi-conducteurs. À long terme, cela devrait devenir une nécessité stratégique si elle souhaite protéger les partenariats déjà en cours et en persuader d’autres de sauter le pas.
Cette semaine, une délégation de petites entreprises sponsorisées par le SEMI devrait réaliser une enquête sur l’environnement commercial chinois pour voir si les opportunités éclipsent le risque. « Nous avons confié notre technologie à une entreprise chinoise auparavant et, jusqu’à présent, nous n’avons rencontré aucun problème », affirme William Lee, directeur général des ventes Asie-Pacifique pour le fournisseur de puces de fonderie, Jazz Semiconductor.
« Ce n’est pas parce que vous pouvez obtenir des DVD piratés en Chine qu’il n’existe absolument aucune protection IP. Si les deux partenaires technologiques souhaitent développer une relation à long terme, ils ne prendront pas le risque de perdre leur temps avec l’IP », indique-t-il.
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